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A Singapour, une «salle de la rage» pour évacuer le stress

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le 02.11.17 | 12h00 Réagissez

Evacuer le stress après une mauvaise    journée au travail ? A Singapour, où salariés et étudiants sont soumis à une    forte pression, une «salle de la rage» permet de se défouler en cassant des objets avec une batte de base-ball. 

La «salle de fragmentation» (Fragment room) est une sorte de cellule composée de quatre murs en béton épais, où il faut payer pour une forme inhabituelle d'évacuation du stress. Après avoir enfilé une salopette blanche, un casque, des gants et des chaussures de protection, le massacre peut commencer : casser des plats, verres et imprimantes avec batte de base-ball ou simplement frapper par terre.  Ouverte depuis six mois, cette salle attire nombre d'habitants de la ville-Etat d'Asie du Sud-Est. Pays ultra-moderne et riche, Singapour est aussi  connu pour le niveau de stress élevé de ses citoyens, de l'école à l'âge adulte, en raison de l'esprit de compétition. «Tout le monde à Singapour est stressé, peu importe votre origine, votre  passé, ce que vous êtes», déclare à l'AFP Royce Tan, créateur de la salle de  fragmentation. «Que ce soit à l'école, au travail, dans vos relations personnelles, tout  est stressant», ajoute-t-il. Cette salle, comme il en existe dans d'autres villes du monde, offre deux options d'une demi-heure chacune: casser un nombre limité d'objets pour 38 dollars de Singapour (24 euros) ou le «paquet anéantissement» pour démolir    autant d'objets que possible pour 350 dollars de Singapour (220 euros). Les objets sont fournis en grande majorité par la salle, aménagée dans une  usine de nouilles désaffectée dans le centre de Singapour, mais les clients peuvent aussi apporter les leurs. Au cours d'un récent après-midi, deux étudiants de 18 et 19 ans qui venaient de finir leurs examens sont venus se défouler en démolissant des objets, notamment une imprimante.      «Quand nous sommes en cours, nous imprimons toujours des choses pour la    classe - alors le fait de pouvoir de casser une imprimante, c'est incroyable», a raconté Kylie Low, étudiante en droit.      
 

 
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