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24, rue Bedidi, lieu de naissance du FLN

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le 21.12.17 | 12h00 Réagissez


D’abord traverser la grande rue longeant le quartier «Raïs Hamidou», ne jeter qu’un regard distrait à la mer, s’arrêter devant une stèle à la gloire du groupe des «Six», avec la date du 23 Octobre 1954, symbole que vous êtes sur la bonne voie, surtout ne pas se décourager devant les mines interrogatives des passants qui ne connaissent ni la rue Bedidi ni la maison que vous cherchez, monter en empruntant les chemins de traverse, esquisser un sourire lorsqu'un jeune bien au fait de l’histoire de la maison vous explique précisément l’adresse.

C’est qu’elle ne paye pas de mine cette douira du 24, rue Bedidi, qui a  abrité la réunion secrète des «Six» le 23 octobre 1954 ayant débouché sur la création du Front de libération nationale (FLN) ainsi que du déclenchement de la lutte armée. «La réunion des "Six" s’est tenue à la Pointe Pescade (Raïs Hamidou actuellement) qui faisait partie de la commune de Saint-Eugène dans une maisonnette chez le chef SMA, Mourad Boukechoura, qui a été mon chef scout.  Auparavant, cette douira servait de refuge aux membres de l’OS qui venaient de Constantine, d'Oran ou de l’extérieur de l’Algérie. Boukechoura Mourad habitait avec son frère Abdelmadjid une pièce chacun avec leurs enfants, l’autre pièce servait pour les membres de l’OS», rappelle Aknouche. 

C’est tout naturellement que ce domicile fut un refuge pour tous ceux qui furent traqués par la police française au lendemain de la découverte de ce qui fut nommé «le complot» de l’OS. Didouche Mourad, Ben M’hidi, Bitat, Boudiaf, Boussouf, Si Ahmed Bouchaïb et bien d’autres y furent hébergés et y tenaient des réunions secrètes ignorées par les responsables du parti. Aujourd’hui, plus de 60 ans après les événements, le ministère des Moudjahidine a annoncé vouloir transformer la maisonnette en musée.

«Des changements ont été apportés dans la maison. Des travaux ont été faits, elle ne pouvait rester en l’état.  Boukechoura était mon chef scout et un parent par alliance ; avant, l’entrée se faisait par le bas à travers une lourde porte en bois. C’était une douira, avec un patio (mrah)», explique Aknouche.
 

Amel Blidi
 
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