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«Femmes d’Algérie» au Cabaret sauvage

Un bel hommage en musique

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le 23.01.18 | 12h00 Réagissez

Le Cabaret Sauvage, salle de spectacles parisienne, a abrité samedi une belle soirée de nostalgie, mais aussi de communion et de partage, dédiée aux femmes algériennes, et, par-delà, à toutes les femmes du monde, animée par les chanteuses Samia Diar, Souad Massi et Hasna El Bécharia.

Paris
De notre bureau


Cette soirée, intitulée «Femmes d’Algérie», Meziane Azaïche, directeur du Cabaret Sauvage, qui a fêté courant décembre le vingtième anniversaire de son ouverture, l’a voulue un hommage aux femmes d’Algérie, particulièrement en souvenir à celles qui, dans les années 90’ ont fait face et résisté avec courage et détermination à l’intégrisme et au terrorisme islamistes.

En effet, courant 1999, «cinq nuits de fête pour célébrer le courage et la liberté, la force de dire ‘‘non’’, et la douceur inéluctable dont les femmes font preuve» annonçaient le programme de cet hommage présenté par l’actrice et chanteuse Biyouna et Mohamed Ali Allalou. Le casting choisi par l’animateur et le réalisateur de la célèbre émission de la Radio Chaîne 3 Bled music des années 80’, Mohamed Ali Allalou et Aziz Smati, auxquels Meziane Azaïche avait donné carte blanche, comptait une cinquantaine d’artistes, dont Souad Massi et Hasna El Bécharia, dont c’était la première scène et aujourd’hui la renommée des deux artistes est internationale. Samedi dernier, nombre de personnes présentes dans le public se sont remémorées ces fabuleuses nuits de solidarité avec les femmes d’Algérie.

Le concert de samedi dernier, avec à l’affiche Samia Diar, Souad Massi et Hasna Bécharia était entrecoupé d’un karaoké intelligemment animé par Naïma Yahi, historienne de l’immigration algérienne en France à partir de son patrimoine artistique, avec la collaboration de Allalou, le public qui s’y est prêté sans se faire prier au jeu.

Un public, composé d’Algériens et de Franco-Algériens de tous âges, mais aussi de Marocains, de Tunisiens qui se sentent une grande proximité avec la culture algérienne et aussi de Français. Ce qui prouve que la musique algérienne n’est pas exclusivement communautaire et peut prétendre figurer au patrimoine culturel universel.

C’est ce partage de cultures, ce métissage et cette ouverture que s’efforce de promouvoir Meziane Azaïche à travers les programmations, les genres, le public, les nombreuses initiatives et créations qui ont essaimé tout au long des 20 ans d’existence du Cabaret Sauvage, un chapiteau planté au cœur du parc de la Villette, que son promoteur a voulu depuis le début comme un lieu propice à ce rêve généreux qu’il porte et communique à tous ceux qui l’approchent : briser les murs, alors que l’époque est aux tentations de fermeture et de repli dans l’entre-soi. On lui doit, pour ne citer que cette création, Barbès Café, ou l’histoire de l’immigration algérienne en France racontée en chansons, qui a rencontré un énorme succès, amenant son initiateur à le sortir des murs du Cabaret Sauvage pour une tournée en France et en Algérie.

Nadjia Bouzeghrane
 
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