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Institut du Monde Arabe (IMA)

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le 13.03.18 | 12h00 Réagissez

 
	L’Institut du monde arabe
L’Institut du monde arabe

Entouré du directeur général Mojeb Al Zahrani et de proches collaborateurs, pour confirmer la vitalité recouvrée par l’IMA depuis qu’il en a pris la présidence il y a cinq ans, Jack Lang a développé les principaux événements marquant l’année en cours ainsi que les nouveautés introduites à son instigation. 

La culture, l’éducation sont des domaines que connaît fort bien Jack Lang. C’est aussi un homme politique influent et écouté. Parmi les nouveautés annoncées, une chaire de la langue arabe qui délivrera des enseignements à Paris et dans différents pays.  

Au titre des activités du musée pour l’année 2018, trois grands événements en particulier sont à relever. Le premier concerne la seconde édition de la manifestation «Pour un musée en Palestine.

Nous aussi nous aimons l’art» (du 10 mars au 13 mai). Ses instigateurs, l’ambassadeur palestinien auprès de l’Unesco, Elias Sambar, l’artiste Ernest Pignon-Ernest et l’IMA ont décidé de renouveler l’expérience de l’année dernière et de présenter les nouvelles donations d’œuvres d’artistes arabes, français et européens (quelque 140 œuvres), suscitées par le succès de la première exposition au cours de laquelle l’IMA avait présenté les premières œuvres de la collection de solidarité préfigurant le futur Musée d’art moderne et contemporain de Palestine.  

Le 5 avril sera inaugurée officiellement une seconde exposition-événement de l’IMA «L’épopée du canal de Suez. Des pharaons au XXIe siècle» (du 28 mars au 5 août 2018).

Retour du festival du film arabe

Pour l’automne est programmée une grande exposition virtuelle sur le patrimoine menacé dans le monde arabe.
Les visiteurs pourront voyager, dès le 9 octobre (jusqu’au 3 février 2019), à l’intérieur de quelques sites importants détruits par les guerres et les «révolutions édulcorées» dans certains pays : Palmyre (Syrie), Leptis Magna (site romain en Libye), Mossoul et l’antique Ninive (Irak) ainsi que Sanaâ (Yémen).

«L’exposition sera spectaculaire, elle intéresse beaucoup d’institutions d’autres pays.» Elle sera itinérante. Selon Jack Lang, ce sera «une double Première : un voyage à 100% en immersion et des sites totalement reconstitués».  

A signaler que le musée de l’IMA accueille entre 450 à 500 visiteurs par jour.

Autre temps fort de l’IMA, les rendez-vous d’histoire. Le thème de cette quatrième édition vient tout juste d’être validé par le président de l’institut, il s’articule autour de l’intitulé  «Arabes-Français : quelle histoire !» avec des tables rondes, des conférences, des ateliers pédagogiques… En coproduction avec France Culture, trois émissions en direct du 24 au 27 mai et 120 intervenants sont programmés pour une cinquantaine de rencontres.

Un nouveau rendez-vous littéraire hebdomadaire d’une heure avec un écrivain (littérature, poésie, bande dessinée), un modérateur et un comédien pour lire des textes, débutera en avril. Ce sera le samedi de 16h à 17h dans la bibliothèque.
Le Festival des cinémas arabes (28 juin – 8 juillet) revient à partir de cette année avec une cinquantaine de films en compétition. Deux hommages seront rendus cet été à Jean Chamoun et Mahmoud Zemmouri. Il y a eu auparavant la Biennale des cinémas arabes (1992-2006).

Le festival sera compétitif avec des prix (une dizaine), des hommages, des ateliers d’écriture. Jack Lang voit dans ce festival une «forme de renaissance» du cinéma au Moyen-Orient  et au Maghreb.

Un festival (le premier) de la danse contemporaine arabe dénommé «le Printemps de la danse arabe», du 18 avril au 23 juin. A l’initiative de l’IMA, se sont joints plusieurs théâtres pour programmer ensemble «Le printemps de la danse arabe».
Cet événement s’articulera autour de spectacles de danse, des tables rondes autour du thème du corps comme forme d’expression artistique et citoyenne, des films montrant des corps dansants.

«C’est une part de la motivation de chacun des lieux que de relier ce Printemps de la danse arabe à l’actualité du monde où nous vivons.» «C’est le moment d’affirmer une ouverture et de la revendiquer en créant à Paris ce premier festival de danse arabe.»
Une Chaire de la langue arabe

Autre annonce majeure, la (re)création d’une chaire de promotion et d’enseignement de la langue arabe. Une chaire de l’IMA a existé de 1990 à 1994. A la question pourquoi la mise en œuvre de cette chaire intervient-elle si tardivement ?

«Cela renvoie à une question plus large : pourquoi en France on consacre très peu d’efforts à l’enseignement de la langue arabe ? La question mérite d’être posée à tout le monde», a souligné Jack Lang.

L’objectif assigné à cette chaire est que «l’IMA parle la langue arabe», a indiqué pour sa part le DG Mojeb Al Zahrani, ajoutant : «Sans Jack Lang il n’y aurait pas eu de renaissance ni de soutiens extérieurs».  

Pour Jack Lang, «la langue arabe est une priorité de l’institut». Il précise qu’un système de certification internationale de la langue arabe niveau par niveau est en préparation. C’est «un signe de reconnaissance de la dignité de la langue arabe en France et en Europe».

L’enseignement de l’arabe est dispensé dès le plus jeune âge. Le programme de promotion de la langue arabe comprendra également l’invitation d’intervenants arabophones, la traduction régulière des contenus et le développement d’une communication en arabe sur internet. L’invité de la chaire sera à chaque fois un auteur arabe. Une rencontre est programmée le 6 avril au Centre culturel algérien.
Jack Lang a aussi évoqué la rénovation des bâtiments de l’IMA.

Les travaux continuent. Pour cette rénovation des Etats membres ont été sollicités. L’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et le Qatar ont apporté une contribution. A une question d’El Watan sur les moyens financiers de l’IMA pour réaliser tous ces projets, Jack Lang affirme qu’à son arrivée à la tête de l’IMA, celui-ci était «en déficit». Et par conséquent en situation de «dépendance». «J’ai entrepris de remettre les comptes à l’équilibre en créant une dynamique», «chercher d’autres ressources».

«Pour chaque exposition, nous avons réussi à avoir 70%, parfois 100% de subventions», «c’est variable d’une exposition à l’autre». «On a réussi à ce que nos expositions soient équilibrées par le succès et par les subventions.»

Sur le projet d’une grande exposition consacrée à l’Algérie, le président de l’IMA a affirmé que son souhait «est de faire pour l’Algérie ce qu’on a fait pour d’autres pays», mais «nous ne pouvons pas lancer un événement sans un minimum de financement» de la part de l’Etat et de sponsors du pays concerné. Autrement dit, cette exposition ne pourra pas se réaliser sans financement algérien, public ou/et privé. 

Nadjia Bouzeghrane
 
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