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Première édition du Model

Le Machrek s’invite à la fête littéraire du Maghreb !

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le 06.02.18 | 12h00 Réagissez

La nouvelle version du Maghreb des livres, sous l’appellation Model (Maghreb-Orient des livres), s’est tenue à l’Hôtel de Ville de Paris, du 2 au 4 février.

Jusque-là dédié exclusivement à la littérature maghrébine, le Salon littéraire, incontournable depuis plusieurs années, s’est ouvert cette fois-ci aux pays du Machrek, sous l’impulsion de l’Iremmo (Institut de recherche et d’études Méditerranée-Moyen-Orient), qui s’est associé à cette occasion avec Coup de soleil, fondateur et organisateur principal de cet événement culturel depuis 1994.

Cette toute première édition du Model a vu la participation d’environ 140 auteurs, artistes et éditeurs venus d’une quinzaine de pays maghrébins et moyen-orientaux, mais aussi de France. Même si le Salon s’est élargi sur les plans géographique et culturel et a acquis une nouvelle dimension, il n’est pas sûr que cette expérience soit renouvelée pour l’année prochaine.

En effet, il suffit de discuter avec quelques visiteurs pour comprendre qu’ils sont déjà nostalgiques du Maghreb des livres, qui a perdu, selon eux, un peu de son «âme originelle». Il manquait des auteurs maghrébins, notamment parmi les «jeunes pousses». Par ailleurs, les rencontres et les conférences-débats ont été dispersées sans grande cohérence, contrairement aux éditions précédentes, où elles étaient plutôt thématisées autour d’un pays «invité d’honneur», ou d’un événement marquant, comme c’était le cas par exemple avec la révolution tunisienne.

Ceci dit, le Salon a tenu pleinement sa promesse d’ouverture sur les pays moyen-orientaux, grâce à de nombreuses cartes blanches, Cafés littéraires et tables rondes, qui leur ont été consacrés («Quel avenir pour le Moyen-Orient ?», «Vivre dans l’Empire ottoman», «Actualité du Golfe», «Villes plurielles d’Orient», etc.). Leurs histoires nationales, cultures et langues ont été présentées et analysées par des acteurs locaux et des chercheurs spécialisés.

Ce qui a apporté quelques éclairages précieux sur le contexte de conflictualité quasi permanent dans cette région. Toujours, du côté «oriental» du Maghreb des livres, un vibrant hommage a été rendu au poète Mahmoud Darwish, étendard éternel de la cause palestinienne. Pour revenir à ce qui forme l’ADN de cette fête littéraire maghrébine par excellence, plusieurs hommages ont été rendus à des écrivains et universitaires engagés (Mouloud Mammeri, Mohamed Dib, Mohamed Charfi et Maurice Audin).

N’ayant pas eu le temps de préparer des rencontres en bonne et due forme, l’équipe organisatrice a tenu néanmoins à saluer également la mémoire de l’écrivain Nourredine Saâdi et de l’historien Gilbert Meynier, qui nous ont quittés en décembre 2017.

En plus du Café littéraire autour de l’œuvre d’Albert Camus, des lectures de textes choisis de Mouloud Feraoun, de Driss Chraïbi et de Abdelawab Meddeb ont fait le bonheur du public, redécouvrant et savourant la crème de la littérature du TAM (Tunisie, Algérie, Maroc).

Les visiteurs ont apprécié, en outre, la présence dans les stands de ventes-dédicaces d’écrivain(e)s de talent, à l’instar de la brillante romancière algérienne Kaouther Adimi. D’ailleurs, son dernier roman, Nos richesses (Barzakh, Seuil, 2017) a été récompensé par le prix Beur FM Méditerranée 2018. 


Ghezlaoui Samir
 
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