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La fin d’un imbroglio judiciaire

L’Etat algérien récupère son château

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le 13.06.17 | 12h00 Réagissez

Le consulat général de Lyon a annoncé que l’Etat algérien a retrouvé la jouissance du château de la Pérouze, qui avait été mis en location en 1968, à Saint-Sorlin-en-Valloire, dans la Drôme.

Après plus de 40 ans de procédures judiciaires, c’est le bout d’un long tunnel qui s’achève. A travers son consulat général d’Algérie à Lyon, le ministère des Affaires étrangères met enfin la main sur le splendide château de la Pérouze qui, malgré le temps, n’en finit pas de rayonner, alors que ce lieu peut s’enorgueillir d’avoir accueilli dans ses murs, l’empereur Napoléon III au milieu du XIXe siècle.

Le château de la Pérouze, datant du XVIIe siècle, et son domaine de douze hectares situé à Saint-Sorlin-en-Valloire dans le département de la Drôme, est une propriété qui avait été acquise le 30 mai 1938 par l’association Œuvres des Pupilles de l’Ecole publique du département d’Oran. De nombreuses générations d’enfants d’Algérie en ont profité comme un lieu de vacances inespéré dans la verdure de cette belle région du Sud-Est français. Il avait fait l’objet d’un transfert de propriété vers le jeune Etat algérien après l’indépendance en 1962. L’association devenant association de la wilaya d’Oran.

L’exploitation de ce bâtiment avait ensuite été confiée en location, depuis 1968, par un acte sous-seing privé, à Georges Pont, habitant de cette petite commune rurale et paisible d’à peine plus de 2000 habitants. Il le transforma en camping 4 étoiles installé dans l’immense propriété du château, à quelques encablures d’une rivière. Ce lieu de villégiature a attiré des adeptes venus des quatre coins de l’Europe, Hollandais, Belges et Danois notamment. Jusqu’à devenir une référence dans la région.

Cependant, malgré l’absence totale du respect des clauses contractuelles, la demande de résiliation du bail de location souscrit à M. Pont, formulée par les autorités algériennes, a toujours été rejetée. Le tribunal de commerce de Romans-sur-Isère (Drôme) a finalement dû se résigner, en mars 2017, à procéder à la liquidation judiciaire de la SARL exploitant le château.

«M. Pont ayant également disparu dans la nature, accusant de très nombreux impayés, a bel et bien définitivement perdu son qualificatif de Georges de la Pérouze», indique le consulat général. On ne sait pas à quoi ce château sera destiné. A l’aube de la saison estivale, débarrassé d’un véreux et encombrant occupant, ce petit coin paradisiaque dopé au calme et à la verdure retrouvera pleinement sa splendeur en attendant peut-être de perpétuer sa tradition d’accueil des enfants.
 

Walid Mebarek
 
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