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USTO : La faculté de chimie s’ouvre au monde industriel

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le 19.07.17 | 12h00 Réagissez

Pas moins de 930 étudiants sortants, de quatre spécialités en Licence et 12 en Master,  ont été honorés jeudi passé par la faculté de chimie de l’Université des Sciences et de la Technologie d’Oran Mohamed Boudiaf.

En effet, après la cérémonie de clôture de fin d’année organisée par l’université, la faculté de Chimie a emboité le pas avec une autre cérémonie tout aussi grandiose et digne des réalisations de cette année universitaire. Le doyen de la faculté de Chimie souligne que «toutes les soutenances des projets de fin d’études ont été réalisées et finies avant le 20 juin, alors que habituellement et au cours des dernières années plus de 50% des soutenances se déroulaient en mois de septembre, octobre et même en novembre».

«Les délibérations ont été faites et les PV clôturés avant le 6 Juillet. Et tous les diplômes seront délivrés avant la sortie en vacance», poursuit-il. Ces résultats obtenus par la faculté de chimie témoignent d’une mue profonde qui s’opère à l’USTO, laquelle université se distingue désormais dans le paysage universitaire de la willaya d’Oran.

En effet, l’année universitaire 2016-2017 a été des plus difficiles, pire que celles de 2011, marquée par les grèves, les absences et les scandales, les étudiants vivant une sorte d’aliénation et divisés par la volonté de poursuivre des rêves ou fuir les départements  désertés par les enseignants.  C’est le cas de le dire car l’USTO se distingue également par les passerelles créées avec le secteur économique, à travers des conventions de partenariats au profit des étudiants en premier lieu.

Pr Kacimi explique : «La faculté de Chimie a abrité cette année, et dans le sens de développement de la relation Université-Industrie, des Workshops pour la fondation du Cluster Chimie, qui a vu le jour récemment et qui regroupe notre Faculté et les industriels de la chimie de la région dans les différents domaines (plasturgie, polymère, peinture, produits pharmaceutiques, parapharmacie, pétrochimie, papier, verre, céramique, liants,…) dont toutes ses spécialités sont ouvertes au niveau de la Faculté de Chimie.»

Notre interlocuteur a également expliqué le plan d’action tracé en relation avec le marché du travail et le secteur industriel : «nous avons mis en place et à partir du deuxième semestre de cette année de nouvelles filières de formation. La Faculté de Chimie ne va plus continuer à former pour la formation, mais former par besoin selon la demande du marché d’emploi et du développement économique du pays.

C’est une Faculté de Chimie Industrielle dans une université spécialisée dans la Technologie, et nous avons autour de nous et dans la région un grand tissu industriel dans les différents domaines de la chimie, donc il est impératif et opportun de former des cadres, des experts et des spécialistes pour ces industries. Les dirigeants de l’établissement et à leur tête Madame la Rectrice et les dirigeants de la Faculté de Chimie ont décidé d’ouvrir les spécialités qui répondent au besoin de ces industries.

Nous avons ouvert une spécialité très demandée par le secteur industriel, c’est le HSI (Hygiène et Sécurité Industrielle Ndlr)  qui n’est ouverte que ici et à l’université de Batna, la première promotion de Licence va voir le jour l’année prochaine comme. Nous avons également ouvert une filière très importante, c’est l’industrie pétrochimique, et nous avons placé à sa tête un des professeurs spécialisés dans le domaine.

La formation en cette filière commence à partir de septembre avec une Licence en Raffinage et Pétrochimie, dont la première promotion va sortir l’année prochaine, et un master en Génie Pétrochimique dont la première promotion va sortir dans deux ans.» Ces formations dans des filières spécifiques s’inscrivent dans une stratégie de développement durable, à même de permettre à la Sonatrach et aux industries nationales de franchir un nouveau pas en matière d’autonomie et de technologie.

Cette politique de l’USTO, concrétisée notamment à travers la faculté de chimie, a permis des partenariats avec de grandes firmes comme la cimenterie de Zahana (SCIZ), le groupe de KNAUF, le groupe Lafarge Algérie-Holcim et la cimenterie CiBA dez Lafarge Holcim, et d’autres organismes comme  l’agence nationale du développement des PME (ANDPME), la pépinière d’entreprises, ou encore la raffinerie d’Arzew, la SEOR ainsi que la direction de l’environnement d’Oran ou la chambre de commerce. En somme, le changement opéré à la tête de l’USTO il y a une année et demi devrait inspirer plus d’un car il s’agit de l’un des rares paradigmes, l’USTO ayant tiré son épingle du jeu malgré les grèves et la léthargie connues cette année.
 

R. Benchikh
 
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