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Urbanisme : Oran cartographiée

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le 26.07.17 | 12h00 Réagissez

A l’heure de toutes les polémiques sur la distribution et l’exploitation du foncier (agricole, industriel et touristique), ce que propose le département Système d’information à référence spatiale, dirigé par le Dr Chikh, ne serait pas moins que la solution définitive pour la délimitation, l’aide à la décision et le contrôle de cet épineux dilemme.

Travaillant sur la thématique urbaine, Missoumi Asmaa, ingénieur au sein du département observation de la Terre du CTS (Centre des techniques spatiales), énumère les grands axes de son projet outillé par l’imagerie satellitaire. Chargée de suivre l’évolution urbanistique de la ville d’Oran, la jeune ingénieure fait valoir les possibilités offertes grâce aux nouveaux outils technologiques : suivi des extensions urbaines jusqu’à la prolifération des habitats précaires, en passant par l’identification de différentes classes d’occupation du sol en milieu urbain en passant par la typologie de l’habitat, l’identification des différents types d’habitat en milieu urbain et enfin la diffusion des résultats obtenus à partir de traitement des images satellitaires via l’utilisation d’une plateforme web cartographique.

«L’exploitation des images satellitaires a permis non seulement de suivre les extensions urbaines de la ville d’Oran sur une longue période allant jusqu’à une trentaine d’années, mais également de quantifier ces extensions à des dates différentes. Ainsi, les méthodes utilisées, basées sur le traitement des images satellitaires, sont fiables et permettent un gain de temps considérable par rapport aux méthodes classiques et traditionnelles», soutient-elle.

Grâce au traitement des images satellitaires, appréhender l’évolution du bâti et suivre le rythme de l’urbanisation devient presque un jeu d’enfants, des enfants experts bien entendu. «Cette méthode est également utile afin d’appréhender les impacts environnementaux, tels que le saccage des terres agricoles et la prolifération de l’habitat précaire», développe l’ingénieur. L’exploitation des images issues du satellite Alsat 2B a ainsi permis d’ identifier les classes d’occupation du sol du milieu urbain oranais.

«Ces images nous ont permis d’identifier 4 classes d’occupation du sol dans l’agglomération oranaise, à savoir : l’habitat, les équipements, les zones d’activité ainsi que tout ce qui est terrains agricoles et espaces verts. Nous avons pu à l’aide des images satellitaires identifier les nouveaux sites. En outre, nous avons eu la possibilité d’identifier les types d’habitat», dévoile-t-elle.

Allant plus dans le détail, Missoumi Asmaa révèle qu’il a été constaté dans la ville d’Oran quatre grands types d’habitat en milieu urbain ; il s’agit en l’occurrence de l’habitat individuel, collectif, semi-collectif et précaire. Pour conclure, la chercheure informe qu’une plateforme Web cartographique a été mise en place afin de faciliter la diffusion en ligne de ces données récoltées. «Cette plateforme permet aux différents utilisateurs de consulter les données mais aussi de naviguer à travers les couches d’information, dont l’objectif est de faciliter la prise de décision», conclut-elle.

 

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