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École polytechnique d’Oran

Un centre d’entrepreneuriat à vocation technologique

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le 12.04.17 | 12h00 Réagissez

Un centre d’entrepreneuriat à vocation technologique sera créé à l’horizon 2018 au niveau de l’Ecole polytechnique d’Oran (EPO), a-t-on appris, hier, à l’occasion d’une session de formation en gestion-conseil d’entreprises au profit d’enseignants-chercheurs.

En effet, une vingtaine d’enseignants de différentes spécialités de l’EPO prennent part depuis octobre 2016 à cette formation en consulting, dans le cadre d’un partenariat avec une firme de gestion conseil publique dénommée SAGE et basée à Montréal. «Le protocole de collaboration avec l’EPO et SAGE a été signé il y a une année et cette formation se poursuivra jusqu’à décembre 2017», a déclaré le DG de ladite firme, Benariba Abderrahmane. Conseiller senior et expert en démarrage et développement d’entreprise, M. Benariba a exprimé son satisfecit quant à l’engouement des enseignants de l’EPO en formation : «C’est une équipe extraordinaire avec beaucoup d’engagement et un niveau intéressant. Ça va nous permettre de constituer un noyau efficace.» Justement, selon cet expert, les enseignants formés constitueront le noyau central du futur centre d’entrepreneuriat, dont pourront bénéficier les étudiants de l’EOP et tous les porteurs de projets à caractère technologique. Au bout de cette formation, les enseignants formés seront certifiés experts conseillers en développement d’entreprises technologiques et TIC. M. Benariba a également souligné un objectif stratégique dans ce partenariat, s’agissant de la mise en place d’une plate-forme interactive pour l’apprentissage et le développement des entreprises de technologie et d’information. «Le centre sera spécialisé et sera géré par les pionniers dans le pays en matière de normes internationales d’entrepreneuriat. C’est important, car beaucoup de choses sont en train de changer. Il faut être prêt pour ce changement. En plus, les jeunes entrepreneurs en matière de technologie sont à la page des normes internationales et de toutes les nouveautés.

Il faut donc des conseillers adaptés à leurs besoins», a expliqué l’expert. Dans ce même ordre d’idées, M. Benariba a commenté le consulting en Algérie : «Il y a beaucoup de bons consultants en Algérie, parmi les meilleurs même. Mais il faut actualiser les connaissances et les méthodes. Il est temps de professionnaliser la gestion conseil, pour inculquer cette culture aux jeunes entrepreneurs et instaurer un climat de confiance à travers la mise en exergue de toute une déontologie, comme les accords de confidentialité, par exemple.» Notre interlocuteur a insisté sur le changement qui s’opère dans la sphère entrepreneuriale. «Aujourd’hui, les banques qui financent l’économie suivent certaines normes que nous connaissons, qu’un conseiller doit connaître pour bien accompagner l’entrepreneur, notamment dans le segment des technologies. Et même les banques algériennes commencent à intégrer les règles universelles. Il faut savoir tout ça. Mais surtout, les jeunes porteurs de projets, particulièrement ceux du secteur des TIC, ont besoin d’un système économique et financier nouveau, pour pouvoir exporter notamment. Il s’agit, par exemple, du paiement électronique qui freine beaucoup de talents et d’innovations», a-t-il commenté, en soulignant que le centre de l’EPO constitue une énorme démarche dans ce sens.
 

Redouane Benchikh
 
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