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Département de francais de la faculté de Bouzareah

Stupeur et tremblements, loin de la fiction !

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le 19.07.17 | 12h00 Réagissez

Le département de français de l’université Alger 2 connait depuis des années des situations polémiques, qui quelquefois ont défrayé la chronique. Depuis deux ans, les choses se sont aggravées au détriment des étudiants et des enseignants.

Si certains étudiants se plaignent de la restructuration aléatoire de leur département, les enseignants, de leur coté, se sont organisés en collectif afin de dénoncer certaines pratiques de la part de leur hiérarchie. Harcèlement, retenus sur prime de rendement, vol de travaux, sabotage, évaluations douteuses, etc. des pratiques indignes d’un département qui a fait son prestige sur la réputation de grands enseignants et écrivains.

Aujourd’hui, le collectif d’enseignants du département de français, qui comprend plusieurs membres, se disent «en colère»  et pour cause ils dénoncent «certains disfonctionnements et des dépassements au niveau de l’administration». Ils accusent  certains responsables du département «d’abus de pouvoir, de harcèlement et de certaines pratiques en violation  de la déontologie». A titre d’exemple «le chef du département  a fait des retenus sur la prime de rendement automatiquement sans avertir au préalable les enseignants.» déclare le collectif en expliquant que «la loi est claire, la prime de rendement est un droit.

Un relevé  sur cette prime doit être signalé à l’avance à l’enseignant qui doit signer un document. Par ailleurs, le collectif rappelle que cette nouvelle pratique est affligeante et force les enseignants à se plier aux lois imposées par le chef de département». Par ailleurs, une enseignante raconte que l’une de ses collègues «a été harcelée», alors que cette dernière était à quelques mois de prendre sa retraire «Cette enseignante est une légende vivante puisqu’elle avait 40 ans dans l’enseignement, il a fallu qu’elle se démène pour sa retraite puisqu’elle avait reçu une sanction la privant d’une partie son du.

Ce traitement est honteux et indigne dans le cadre de l‘enseignement supérieur. Sachant que cette dame n’avait rien a prouvé et avait donné le meilleur d’elle-même depuis des décennies» affirme-elle. Les enseignants ont fait plusieurs lettres pour aviser la hiérarchie en dénonçant tous les dépassements «mais la tutelle fait la sourde oreille» disent-il.

Les étudiants ont également manifesté leur ras le bol depuis des années, à l’exemple des étudiants en magister de la promotion 2014/2015 qui ont du adressé un courrier  au Vice-président chargé de la post-graduation afin de demander leurs certificats de scolarités ! Pourtant une formalité que l’administration pouvait régler.

En 2016, les doctorants en analyse du discours médiatique, ont écrit dans l’urgence au recteur de l’université de Bouzaréah et au vice recteur chargé de la post-graduation afin des les alerter sur «la perte» de leurs avant-projets ainsi que le «blocage» de leurs inscriptions en D2. Des cas similaires s’ajoutent à une longue liste de courriels d’enseignants et d’étudiants dédiés à leurs responsables qui ne «répondent même pas !» se plaint un étudiant.

C’est pour toutes ces raisons que le collectif d’enseignants du département de français s’est mobilisé et compte mener sa lutte à la prochaine rentrée universitaire, quitte a vers une action de protestation. Afin d’apporter la version des responsables du département, nous avons tenté de les joindre sans succès.
 

Faten Hayed
 
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