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Yasmine Marouf Araibi. Etudiante en journalisme et écrivaine en herbe

Son défi est d’écrire en Anglais

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le 10.05.17 | 12h00 Réagissez

Etudiante, bloggeuse et écrivaine, Yasmine a réussi à se faire connaître depuis début de l’année avec la publication de sa nouvelle Forget me not édité en anglais ! Malgré les difficultés pour un jeune auteur de se faire publier, Yasmine a placé sa boussole en direction des challenges qu’elle s’est imposés. Brillante et téméraire, elle travaille en ce moment sur sa prochaine publication.

Yasmine, 21 ans, a édité cette année sa première nouvelle intitulée Forget me not en langue anglaise aux éditions algériennes Al Mouthakaf. Une nouvelle écrite en un an, après des réflexions, des relectures et surtout l’envie de mettre des mots sur ce qui constitue son univers. Yasmine n’est pas dupe et bien consciente que l’univers de l’édition ne s’ouvre pas facilement aux jeunes, encore moins à l’édition d’expression anglophone.

Défi relevé pour la jeune étudiante en journalisme. Yasmine est née en 1995 à Alger, elle a vécu au quartier d’El Biar et a fait ses études au lycée du Sacré-Cœur. Dès l’obtention de son baccalauréat, elle met comme premier choix licence en littérature anglaise, puisque passionnée par cette langue.

Cependant, elle a été redirigée vers son deuxième choix qui était le journalisme «Je voulais faire anglais, mais je n’étais pas acceptée à cause de la moyenne. Dans ce contexte, ce n’est pas la note qui définit la priorité du choix, mais la moyenne globale. Je pensais pouvoir faire un recours. Cependant, je ne regrette pas, puisque c’était mon deuxième choix. J’aime beaucoup ce domaine, je suis en troisième année», raconte Yasmine.

Magazine

La jeune étudiante regrette que l’apprentissage du journalisme ne soit résumé qu’à des cours copiés à des étudiants, quelquefois déconnectés de la réalité des rédactions nationales, que ce soit de la presse écrite ou audiovisuelle. «Malgré la morosité ambiante, quelques étudiants ont réussi à créer leur propre média, sur les réseaux sociaux ou des chaînes sur Youtube.

Ce sont des opportunités non négligeables, surtout pour des étudiants en journalisme afin d’expérimenter les nouvelles techniques dans le domaine», explique-elle. Yasmine se souvient de son récent stage à l’ENTV, où on lui avait demandé de réaliser une voix-off, chose qu’elle n’a pu exécuter avec aisance. «On nous a posé la question sur ce que l’on apprenait vraiment à la fac, c’est compréhensible. Nous étions incapables de réaliser leur demande.

Je trouve navrant le manque à la fois de créativité et de création dans la vie estudiantine», dit-elle. D’ailleurs, c’est pour cette raison que Yasmine a créé un média en ligne afin de faire connaître des jeunes talents dans divers domaines «J’ai créé le magazine Shovel Magazine consultable sur internet édité en anglais. Je cherchais des jeunes qui avaient le potentiel requis afin de les présenter au grand public et promouvoir leur activité», poursuit-elle.

Créateurs

Yasmine utilise cette plateforme pour encourager les jeunes qui ne sont pas pris au sérieux quand ils désirent se faire publier ; sa démarche aide ces jeunes à se faire connaître. «Il n’y a pas que des écrivains en herbe, mais d’autres créateurs qui touchent à tout. C’est une bonne occasion pour dire que le jeune algérien n’est pas totalement désœuvré et qu’il peut être accompagné et encouragé pour atteindre ses objectifs», argument-elle.

Depuis qu’elle a publié sa nouvelle, Yasmine reçoit de nombreux messages de soutien, d’encouragement et des critiques parfois bonnes, parfois mauvaises. D’ailleurs, c’est cette mobilisation qui encourage la jeune fille à écrire son prochain livre. En plus de son goût pour l’écriture, Yasmine est une fervente lectrice qui ne boude pas son plaisir. «Je n’ai pas vraiment un auteur préféré, j’en ai plusieurs.

Mon genre littéraire préféré, ce sont les romans historiques. Comme Samarcande de Amin Maalouf, Inch’Allah le souffle du Jasmin de Gilbert Sinoué. J’adore ça. C’est une façon de voyager dans le temps, d’en savoir plus sur des personnages historiques et de leur vie quotidienne. De découvrir des civilisations», raconte-elle.

Inspiration

Fille de son temps, Yasmine est également une grande admiratrice de l’écrivaine J. K. Rowling. «A mon avis, je crois que la personne qui m’inspire le plus, c’est l’écrivaine J. K. Rowling, j’aime son histoire et son parcours, comment elle s’est retrouvée divorcée, au chômage et avec un enfant.

Elle a commencé à vivre chez une amie, et puis elle a commencé à écrire Harry Potter, l’idée qui changera sa vie. Mais avant cela, plusieurs éditeurs ont refusé de la publier, pour devenir après l’écrivaine la plus lue et la plus riche du monde», s’enthousiasme la jeune écrivaine en herbe qui, au passage, salue l’initiative d’«Al Jazair Teqraa», qui tend à faire la promotion de la lecture et de la publication de jeunes auteurs.

Pour Yasmine, toutes les actions en faveur de la littérature et de la culture sont louables ; elle compte participer avec son livre au prochain Salon international du livre d’Alger au stand de sa maison d’édition. Par ailleurs, elle souhaite faire connaître son livre à un large public et a déjà reçu des invitations pour aller le présenter, que ce soit dans des universités ou dans des librairies.
 

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