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Sciences pharmaceutiques : Le blocage

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le 27.09.17 | 12h00 Réagissez


Le ministère de la Santé, de la Santé et de la Réforme hospitalière refuserait, selon le président du Conseil scientifique du département de pharmacie, le Pr Yahia Dellaoui, du CHU d’Oran, l’ouverture de services hospitalo-universitaires en sciences pharmaceutiques pour les candidats admis au concours de chefferie de service, que ce soit au niveau des CHU ou au sein des facultés de médecine.

Selon le Pr Dellaoui, «d’habitude, un professeur hospitalo-universitaire peut avoir une chefferie de service au niveau de l’hôpital soit en pharmacie, en dentisterie ou en médecine. Il y a certaines spécialités en pharmacie où des candidats hospitalo-universitaires ont été admis à la chefferie de service, or ces derniers n’ont pas été ouverts», dénonce-t-il. Le Pr Dellaoui révèle que pour tout argumentaire, le ministère de la santé indique que «ces spécialités n’ont pas de lien direct avec le traitement des malades», et cela même si la tutelle avait promis que ces spécialités allaient être prochainement ouvertes au niveau des facultés de médecine.

«Mais je suis sûr qu’elles ne le seront pas. Car l’argument avancé par le ministère – et c’est une nouveauté – est que ces spécialités ne prodiguent pas d’acte aux malades, sans omettre le fait que les recrues ne seront pas rémunérées», déplore-t-il. Pour étayer ce constat, le Pr Dellaoui déplore l’absence de services d’anatomie et de biophysique sans lien direct avec les patients. «Logiquement, toutes les spécialités hospitalo-universitaires doivent exister dans les CHU. Les spécialités pharmaceutiques à l’instar de la pharmacologie et de la thérapeutique qui d’habitude existent dans les CHU, la tutelle a décidé de ne pas les ouvrir car il n’y a pas d’acte pratiqué sur les patients», note-t-il.
 

Annulation

Exaspéré par la sourde oreille de la tutelle, le professeur précise que cette dernière propose deux spécialités : la pharmacie hospitalière et la pharmacie clinique pour toutes les sciences pharmaceutiques, que ce soit pour la formations des étudiants, des résidents ainsi que pour les maîtres-assistants. «En tout cas, cette proposition reste à discuter. Cela veut dire que pour le moment, les sciences pharmaceutiques sont bloquées pour l’ouverture des services hospitalo-universitaires en attendant que les négociations aboutissent», révèle-t-il. Selon nos informations, une réunion s’est tenue lundi dernier, durant laquelle il a été décidé d’annuler les spécialités pharmaceutiques.

Cette situation porte préjudice aux futurs praticiens. «Si on n’ouvre pas de services hospitalo-universitaires au niveau des CHU, les internes, les résidents, les doctorants et les maîtres-assistants seront pénalisés dans leur formation car n’ayant pas reçu  d’instruction pratique», justifie-t-il en dénonçant le blocage que rencontrent les nouvelles recrues. «Les spécialistes hospitalo-universitaires dans les sciences pharmaceutiques à l’instar de la pharmacologie et la thérapeutique se retrouvent ainsi coincés, car ils sont admis dans des services qui n’existent pas», déplore-t-il encore. Une situation jugée inquiétante par les spécialistes du secteur. A présent, les professeurs interpellent la tutelle afin que cette dernière se penche sur le dossier des prestations hospitalières et demandent que les pharmacies des CHU soient érigées en services hospitalo-universitaires des étudiants, des résidents et des thésards pour une meilleure prise en charge des malades.

 
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