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Politburo

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le 05.07.17 | 12h00 Réagissez

On en est encore à censurer à l’université algérienne. Comme au bon vieux temps du parti unique et de son bureau politique qui distribuait des doctorats à ses membres.

L’Aff aire de la doctorante Leila Sidhoum renseigne sur une vérité tant occultée où des chercheurs, doctorants font les frais d’un système qui régit l’université. Un lieu où l’excès de zèle, l’abus de pouvoir et la médiocrité règnent en maître. Un système formé par une kyrielle d’agents rompus à l’exercice des mesures prophylactiques héritées des politburo de l’ère soviétique.

Ces serviteurs zélés sont prêts à sévir et à agir en cas de besoin. Ils doivent bien cela à la police politique qui les a désignés et promus à ces postes de responsabilité. Un pacte tacite. Ces obligés du système politique sont à la fois son bouclier et son glaive. Ils décident des plans de carrière, des facilités de publications, de la participation aux colloques ou bien de la délivrance des autorisations de voyage à l’étranger pour des congrès souvent bidon… ou simplement de l’isolement professionnel.

Fiers de leur état de servitude, la tentation est devenue tellement grande que certains se voient ballottés entre une prétention mandarinale et un avilissement délateur pour atteindre le haut de la hiérarchie. Quitte à piétiner les lois de la République et enfreindre la loi suprême : la Constitution. Car dans cette aff aire, il s’agit bien d’un acte anticonstitutionnel caractérisé et passible de poursuites judiciaires en attente de promulgation.

Des sanctions qui restent à imaginer. La liberté académique étant consignée et garantie par la Constitution, nul n’a donc le droit de l’outrepasser. Les habitudes ont la vie dure et l’impunité est assurée aux affi dés du pouvoir qui ne se sentent en aucun cas obligés de rendre des comptes ou payer de leur crime.

Leila Sidhoum paierait certainement cher son courage d’avoir dénoncé cet acte de censure qualifié. D’autant que cette aff aire implique indirectement les services de la sécurité présidentielle, donc par ricochet le président de la République qui voit encore une fois son image étrillée, lui qui a signé de sa main la nouvelle Constitution.

Alors que les choses soient claires, car l’Etat qui veut assainir ses rangs doit d’abord commencer par élaguer ces poids qui par larbinisme arrivent à contrarier les décisions régaliennes. Il est des volontés de bien faire, lorsqu’elles sont malintentionnées nuisent même à l’être cher. Il est temps que cesse l’impunité.

Zouheir Ait Mouhoub
 
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