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Congrès international sur la biomasse à Boumerdès

Plaidoyer pour une gestion rationnelle des ressources naturelles

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le 08.11.17 | 12h00 Réagissez

Plaidoyer pour une gestion rationnelle des ressources naturelles

Organisé dimanche dernier par le laboratoire Technologie douce, valorisation, physico-chimique des matériaux biologiques et biodiversité (VAPB) de la faculté des sciences de l’université M’hamed Bougara, le 1er Congrès international sur «la valorisation et préservation de la biomasse»

a porté sur des thèmes aussi riches que variés. Les participants ont abordé des sujets traitant de l’agriculture, l’ingénierie de valorisation de la biomasse, les énergies renouvelables, la biodiversité, la préservation des ressources, l’écologie,  l’environnement et les principes actifs et aliments fonctionnels.

En préambule, la présidente du congrès, Mme Bendifallah Leïla, a cerné la problématique autour de la nécessité de gérer «de manière rationnelle les importantes ressources naturelles comme alternative aux énergies fossiles et nucléaires sources de dégradation et de destruction par l’action anthropique ou par d’autres facteurs biotiques et abiotiques. Dans ce sens, les propriétés des plantes peuvent être mises à profit pour traiter des pathologies humaines et protéger les cultures contre les bio-agresseurs vu leur richesse en substances bioactives et comme ressource de pollinisation». Ainsi, la faune et la flore sont une bonne source de biomasse, qui permet de produire de l’électricité, de la chaleur ou des biocarburants. «Elle apparaît comme une solution durable et positive, d’où l’importance de la connaissance de ce patrimoine dans le but d’une préservation et d’une gestion durable de l’environnement».

En un mot, c’est la question de la survie de l’humanité qui se pose dans un futur qui n’est pas si lointain si on en croit Dr Sid Ahmed Ferroukhi, membre du Cread et ex-ministre de l’Agriculture. Dans son exposé fleuve sur «Les enjeux de la préservation et la valorisation de la biomasse pour la sécurité alimentaire en Algérie», l’orateur a fait sienne la théorie qui s’appuie «sur le futur pour éclairer l’action présente» dans une démarche prospective qui consiste «à adopter une vision globale avant d’explorer des avenirs multiples et incertains». Selon lui, «à l’orée de 2050, 6,5 milliards d’habitants sur 9 mds vivront en ville.

La prospective alimentaire prévoit la reconstruction du goût à travers le bio-sourcing en faisant appel à l’agriculture biologique, l’agro-écologie, la bio-économie ou la bio-raffinerie». Bref, il s’agit d’intégrer des critères de santé dans la chaîne de production alimentaire. Les sources de biomasse sont de l’ordre de 185 000 tonnes, dont 45% exploitables. M. Ferroukhi se base sur l’indice mondial de la sécurité alimentaire de 2017, qui résume le processus en achat/production alimentaire, qualité de l’alimentation, sécurité alimentaire et la dimension environnementale. Il fait remarquer qu’en Algérie «la croissance d’alimentation a doublé par rapport à la croissance de production».

Est-ce à dire que la différence est irrattrapable ? En tout cas, la problématique centrale est comment réduire la dépendance énergétique en assurant l’alimentation. Un élément de réponse, selon le conférencier, «serait la bio-économie versée dans la transformation des matières premières dites renouvelables (biomasse) en alimentation animale et végétale». Mais Dr Ferroukhi a reconnu que l’Algérie ne possède ni une vision globale, ni les ressources humaines, ni encore moins une quelconque stratégie la préparant au futur alimentaire.
 

Lakhdar Hachemane
 
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