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Université des sciences et de la technologie d’Oran Mohamed Boudiaf

Nouvelles stratégies en maintenance et pronostic industriels

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le 12.04.17 | 12h00 Réagissez

Le mode de maintenance actuel des équipements constitue un fléau qui ronge les secteurs industriel et scientifique, exigeant de nous une nouvelle approche moderne et adaptée pour limiter les dégâts, dans un contexte économique austère.

C’est ce qu’a plaidé, hier, Pr Nassira Benharrats, rectrice de l’université des sciences et de la technologie d’Oran (USTO), à l’ouverture du premier workshop international sur les nouvelles stratégies en maintenance et pronostic industriels. En effet, Mme Benharrats a donné l’exemple d’un équipement datant de 1930 et qui continue à servir dans un des laboratoires de l’université, en faisant le parallèle avec un matériel acquis il y a seulement dix ans, pour un coût de 7 millions d’euros (sic) et que le directeur de labo a demandé de renouveler. «C’est inadmissible !», s’est-elle exclamée, en insistant sur la nécessité de mettre à niveau les protocoles de maintenance. «On ne peut plus continuer à recourir à la maintenance systématique, mais plutôt préventive. (…) nous avons le tort de ne pas avoir misé non plus sur la ressource humaine», a-t-elle lancé, en soulignant que l’économie du pays ne permet plus le luxe d’acheter des équipements à chaque panne. A cette occasion, la rectrice de l’USTO a lancé un appel aux étudiants et aux chercheurs présents à ce workshop pour la préservation des acquis à travers la formation aux nouvelles méthodes de gestion, d’où le thème du workshop organisé par le laboratoire de recherche en système intelligents (Laresi), en collaboration avec deux universités françaises (L’ENS de mécanique et microtechnique de Besançon et l’ENIT de Toulouse).

L’organisateur de cet événement, Pr Berrached (Laresi), a, de son côté, rappelé l’intérêt d’une formation aux nouvelles stratégies dites de «maintenance préventive», en s’adressant notamment aux représentants des secteurs économique et industriel présents. Il fait remarquer que la technologie permet une meilleure gestion des équipements : «Garder les systèmes opérationnels en permanence et à moindre coût est un objectif majeur pour la performance d’une entreprise. Les impératifs de maintenance actuelle exigent souvent l’immobilisation totale de l’ensemble des machines, pénalisant lourdement les entreprises. La complexité toujours plus grande des systèmes accentue encore plus les effets de cette immobilisation. Les avancées dans l’intégration du monitoring, des puissances de calcul des processeurs, des outils de traitement informatique des données, et des NTIC ont permis l’émergence de méthodes de maintenance par anticipation ou maintenance prédictive. Dans ce cas, la disponibilité d’un monitoring automatique adéquat du système permet d’en faire le pronostic, c’est-à-dire sa durée de vie restante avant qu’elle n’atteigne des niveaux de défaillance fatale. Ainsi, il est possible de décider de la conduite à tenir en conséquence, à savoir maintenir quand c’est nécessaire.» C’est également l’objet de l’intervention du Pr Noureddine Zerhouni, de l’université de Besançon, qui rappelle les contraintes et les avantages liés à la maintenance. Il a, par ailleurs, souligné que les grandes entreprises nationales (algériennes) ont pu bénéficier d’un transfert de technologie à travers la maintenance, en insistant sur le fait que le progrès technologique, comme la miniaturisation des capteurs, permet une meilleure observation des équipements et donc la maintenance, soit l’intervention, avant la panne. En outre, d’autres laboratoires, dont un de Biskra, prennent part à ce workshop, marqué par une forte présence d’étudiants en licence, en master, mais aussi des doctorants. Egalement, un représentant de la direction de l’industrie a profité de cet événement pour proposer aux étudiants de se rapprocher de l’administration et bénéficier des accompagnements nécessaires à la mise en œuvre de leurs projets. De même, Mme Malti, directrice de la pépinière d’entreprises d’Oran, a rappelé que l’incubateur devait se trouvait à l’USTO, mais ses portes restent ouvertes à tous les porteurs de projets, même si la pépinière est loin de l’université.
 

Redouane Benchikh
 
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