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Boucherit Rouissat. Directeur de l’Ecole supérieure en sciences appliquées de Tlemcen

Nous travaillons en réseau avec les universités et les centres de recherche

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le 14.06.17 | 12h00 Réagissez

Ingénieur en hydraulique, Boucherit Rouissat, a occupé plusieurs postes de responsabilité avant d’être nommé à la tête de cette école. Il était ingénieur de contrôle, chef de projet puis directeur régional  de l’organisme national de contrôle technique de l’hydraulique avant de rejoindre l’université de Tlemcen où il était enseignant et vice-recteur chargé du développement et de la prospection. Dans un entretien qu’il nous a accordé Rouissat évoque le recrutement des formateurs, la place accordée à la formation continue et l’accompagnement des diplômés à la fin de la formation.

Pour les étudiants, y a-t-il des critères d’évaluation dans le cadre du recrutement de vos formateurs ?

C’est une question fondamentale. Au-delà des compétences inscrites sur le CV, le métier d’enseignant formateur est avant tout un savoir-être et un savoir-faire. Certes, nous attachons une grande importance aux acquisitions scientifiques, l’ancienneté, les qualifications, l’expérience professionnelle, mais aussi nous évaluons l’aspect humain et relationnel du postulant. A cet effet, il y a une commission pluridisciplinaire composée d’experts dans différents domaines, sciences humaines, technologie, économie…

Elle se charge de l’évaluation des compétences de communication, de la capacité d’interaction avec les étudiants, des connaissances spécialisées approfondies, de la capacité d’effectuer des recherches, de la capacité de raisonnement, etc. Donc oui, le recrutement des enseignants est sélectif. Nous accordons aussi un intérêt particulier à la formation continue des enseignants surtout, pour leur permettre de rehausser continuellement le niveau de leur pratique et d’accomplir au mieux leurs missions.

L’école est membre du RME (Réseau mixte des écoles) mis en place à la base d’une convention-cadre établie entre l’Algérie et la France afin d’aider les écoles nationales d’ingénieurs à s’améliorer au contact des grandes écoles d’ingénieurs de France. Cette mise en place en réseau avec des écoles d’ingénieurs françaises porte sur différents axes d’orientation: la formation des formateurs, le soutien technique et logistique des écoles nationales, la mise en place d’assistance  pédagogique et la mobilité enseignants / étudiants entre les deux écoles.

Aussi, nous entretenons un partenariat privilégié  avec l’Institut polytechnique de Bragance, au Portugal. Nous aspirons à rendre notre école visible à l’échelle internationale. Toujours dans le souci d’améliorer en permanence la qualité de la formation, nous avons récemment concrétisé un projet de partenariat, dans le cadre du programme Erasmus avec l’université de Valenciennes. Vous savez, l’avenir c’est le réseautage : faire partie d’un réseau d’écoles d’ingénieurs, de laboratoires de recherche, d’universités est incontestablement le moyen le plus efficace pour progresser, évoluer et profiter de l’expérience des uns et des autres.

Comment faites-vous pour améliorer l’insertion de vos futurs ingénieurs dans le monde du travail ?   

C’est l’un de nos principaux objectifs. Nous formons nos futurs ingénieurs de façon à ce qu’ils soient le plus immédiatement opérationnels. A ce sujet, nous avons une vision. Nous avons mis en place des mécanismes de soutien à l’employabilité de notre produit. Parmi ces mécanismes, le partenariat école /entreprise, qui occupe une place importante dans notre démarche d’intégration en emploi. Ces relations de partenariat se manifestent par la présence du secteur socio-économique privé et public au niveau des instances de décision, notamment au conseil d’administration.

Nous sommes en train de développer énormément de relations avec les partenaires économiques travaillant sur la thématique de formation. Il y a aussi le diplôme étudiant entrepreneur : l’école accompagne les étudiants grâce à un programme spécifique qui vise à développer le sens entrepreneurial de ces derniers et à les accompagner techniquement et parfois même financièrement vers des solutions d’incubation pour leurs projets. Nous sommes soucieux de l’employabilité de notre produit. L’intégration de nos diplômés dans le monde du travail est le fruit de nos efforts soutenus. Nous venons aussi d’établir un partenariat avec des entreprises françaises opérant dans le secteur économique national pour élargir notre cellule d’interface avec le secteur économique et diversifier les opportunités de stages pratiques.
 

O. E. B.
 
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