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Des applications indispensables |

Les étudiants accros à Viber et Facebook

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le 10.05.17 | 12h00 Réagissez

Partager un fichier, des photos de conférence, travailler à plusieurs, se connecter à une conférence…les applications gratuites inondent les campus, malgré l’absence d’e-paiement. El Watan Etudiant a sélectionné quelques applications vedettes pour gagner en temps et en énergie !

«J’utilise rarement les feuilles, j’ai opté depuis ma première année pour une application qui m’aide à prendre des notes plus facilement. Le seul souci est que la batterie vous lâche en plein cours si on ne prend pas de précaution, ou une batterie externe», explique Walid, étudiant en gestion à l’université d’Alger 3 de Dély Ibrahim. «Il y a une application qui transfère le son du professeur en cours écrit, mais elle recommande un micro que l’on doit ajuster à l’orateur, ce qui est assez d’délicat», s’amuse-t-il à expliquer, tout en rappelant que son utilisation quasi instante des applications se fait avec Viber et Facebook.

Professeur dans une école de langues à Alger, Amel Lardjane partage ses cours sur Facebook. «J’ai créé un groupe avec mes différentes classes et je partage avec mes élèves des exercices, nous gagnons ainsi beaucoup de temps. J’ai une préférence pour Google Drive qui favorise le partage de fichiers lourds. Je travaille avec cette application pour mes cours à l’université. Je corrige en même temps que ma collègue commente le document, c’est vraiment très pratique», dit-elle.

Mise à jour

Dans l’école privée où exerce Amel, la plus part des inscrits sont des cadres ou des étudiants désireux d’acquérir d’autres compétences linguistiques, elle se doit donc d’être efficace et rapide afin que ses étudiants assimilent rapidement ses cours. «Allier cours, exercices et applications permet de se fixer des objectifs d’efficacité en un court délai», analyse-t-elle.

«Je recommande vivement cette nouvelle manière d’apprendre qu’offrent  certains sites et surtout les applications gratuites», conclut-elle. Bien que l’utilisation des applications en Algérie soit en plein boom, il n’en demeure pas moins que les étudiants n’ont pas accès à toutes les autres applications payantes qui démontrent leur efficacité en matière de gain de temps et de résultats.

«Il est regrettable de constater que nous sommes privés d’une grande partie des applications mobiles du fait qu’on ne peut pas payer par carte bancaire vers un prestataire étranger», regrette Iman, étudiante en médecine et fervente utilisatrice des applications de discutions. «Quand j’étais de passage en France, j’ai acheté des applications qui m’intéressaient beaucoup grâce à une amie. Mais une fois rentrée en Algérie la mise à jour ne s’est pas faite et l’application s’est arrêtée», explique Iman.

e-Paiement

Pour Yazid Aguedal, consultant IT et manager de IT Synergy, le souci principal réside essentiellement dans le fait que l’on ne puisse pas encore payer des applications en ligne. «En Algérie, nous avons des applications gratuites et payantes. Nous avons surtout accès aux applications gratuites, faute de paiement en ligne, c’est la grande contrainte des développeurs», explique l’expert en soulignant qu’«il faut reconnaître que tant que ces applications ne peuvent pas être payées en ligne, personne ne va s’aventurer pour développer des applications spécifiques aux Algériens, c’est une réalité.

De ce fait, un développeur peut créer une application générique qu’il mettra chez Google ou Apple store. Dans ce cas précis, il pourra percevoir de l’argent, puisque les gens à l’étranger pourront le payer. C’est la seule option intéressante», dit-il. Yazid Aguedal analyse la situation avec amertume et précise que beaucoup de projets ne sont pas réalisés puisque l’e-paiement n’existe pas en Algérie : «Pour le moment, on se contente d’applications gratuites, en termes d’utilisation.»

Par ailleurs, l’expert attire  notre attention en précisant que ces applications ne sont pas si gratuites que ça puisque les données que l’on fournit sont vendues. «Par exemple, pour l’inscription sur Facebook, qui demeure jusqu’à gratuite, les données que l’on enregistre sont stockées et revendues à des annonceurs. Ce sont les données qui deviennent des produits !» conclut-il.

 

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