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Pr Allab-Yaker Malika. Présidente de l’Académie algérienne des sciences et technologies

Les bureaux provisoires ne peuvent même pas recevoir les membres fondateurs s’ils se présentent tous en même temps.

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le 28.02.18 | 12h00 Réagissez


Pourquoi on n’entend pas parler de l’AAST créée en 2015 ? Il n’y a que 46 membres fondateurs sur les 50 que prévoit la loi. Y a-t-il des difficultés à les trouver ?

L’Académie algérienne des sciences et technologies (AAST) a été créée à l’initiative du président de la République par décret présidentiel n°15-85 du 10 mars 2015.

Elle compte actuellement quarante-six (46) membres fondateurs, dont 6 issus de la communauté algérienne établie à l’étranger et 11 femmes, sélectionnés parmi plus de 350 candidats par un jury international composé d’académiciens de l’Académie des sciences de France, l’Académie des technologies de France, de l’Académie des sciences des Etats-Unis d’Amérique, l’Académie royale de Grande-Bretagne, l’Académie royale de Suède et l’Académie d’Allemagne.

Le 14 novembre 2015, M. le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a installé les membres fondateurs qui ont procédé à l’élection des membres du bureau composé d’un président et de deux vice-présidents.

Ils ont également élaboré les textes régissant le fonctionnement, le projet de règlement intérieur et de l’organisation administrative, qui ont été transmis à l’autorité compétente depuis plus de deux ans. Ils conditionnent, sine qua non, l’installation de ses organes administratifs et remplir les missions qui lui incombent.

Cette validation permettra également de compléter la composante des membres de l’Académie jusqu’à atteindre le nombre de 200 membres titulaires.

L’AAST ne dispose pas de siège officiel. Les bureaux provisoires actuels mis à sa disposition par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ne peuvent même pas recevoir les membres fondateurs s’ils se présentent tous en même temps.

L’AAST est-elle suffisamment insérée dans le champ de la recherche scientifique, collaboration avec les autres institutions du genre, ministère, DGRST, universités, etc. ?

La présence de l’AAST sur le plan national est exprimée par sa participation à des rencontres, activité très en-deçà des missions qui lui sont dévolues dans son décret de création. Son ancrage national ne se réalisera qu’après la reconnaissance officielle de sa légitimité institutionnelle.

En dépit de l’absence de cadre de travail et de moyens humains, matériels et budgétaires, les membres ont élaboré un programme de travail par auto-saisine se rapportant au progrès des sciences et technologies et à l’analyse de problèmes socio-économiques d’actualité. Des actions sont en cours de réflexion sur des thématiques se rapportant à l’éducation, à la formation, à la transition énergétique, etc.

L’AAST est un peu plus présente à l’échelle internationale par son adhésion à des réseaux d’académies tels que le NASAC (réseau des Académies des sciences africaines) et le GID (Groupe inter-académique pour le développement). Elle a participé activement à des rencontres internationales organisées dans le cadre du GID.

Malheureusement, l’AAST ne peut actuellement répondre aux sollicitations de ces Académies à engager des actions de coopération du fait du manque de moyens humains, matériels et financiers.

Quel est votre avis sur le classement international (les classements) des universités algériennes et quels sont les projets de l’AAST pour rattraper les autres nations ?

Le classement international des universités est sujet à controverse de par les critères régissant les divers modes de classement.

L’AAST a un rôle d’expertise et de conseil auprès des pouvoirs publics. A-t-elle déjà été sollicitée sur des questions stratégiques comme par exemple l’exploitation du gaz de schiste ?

Etant donné le non-achèvement de la mise en œuvre de l’AAST qui passe obligatoirement par la validation de son règlement intérieur qui régule, entre autres, ses rapports avec l’environnement institutionnel, l’AAST n’a été destinataire d’aucune saisine des pouvoirs publics.

Slim Sadki
 
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