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Universités privées

Les bonnes pratiques des instituts

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le 08.11.17 | 12h00 Réagissez

C’est une véritable aubaine pour les établissements privés depuis l’annonce du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique d’octroyer à trois instituts privés l’autorisation de délivrance des diplômes de licence et de masters.

Dès 2016, les autorités avaient donné leur approbation pour la création d’universités privées. Une année plus tard, seulement trois ont été retenues et agréées, à savoir : l’IMAA, MDI School à Alger et un institut de langues établi à Blida. Pour Mohammed Zerourou, directeur général de l’IMAA (Institut de management d’Alger), c’est une première. «J’avoue que les personnes chargées du dossier au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur ont été très coopératives, réactives et à l’écoute», affirme-t-il, son établissement propose des formations depuis quatre ans à Alger. «Au sein de notre institut, nous avons deux paliers : licence (bac+3 destinés aux jeunes bacheliers) ainsi que les masters.

Nous disposons de trois licences en management, finances et comptabilité, marketing et communication. Concernant le master, il est dédié au management, marketing, commerce international, audit et contrôle de gestion, et enfin management de projet. Il faut savoir que les programmes ont été conçus par nos soins après que le ministère de  l’Enseignement supérieur a laissé toute l’altitude  aux instituts d’élaborer leurs programmes selon le canevas du ministère et de nos spécialistes», explique-t-il. Bien que la qualité de l’enseignement dans un établissement privé soit meilleure grâce à un encadrement spécifique et un suivi ciblé, il n’en demeure pas moins que certains hésitent encore à poursuivre leur cursus dans le privé.

Des craintes justifiées par la méconnaissance des formations que proposent ces écoles privées, une absence de statistiques et un certain flou qui persistent. «Notre institut a été agréé par le ministère, du fait les diplômes qui sont délivrés sont des diplômes de l’Etat algérien. Qu’il soit en licence ou en master». assure Mohammed Zerourou, en précisant que «l’étudiant est régi par le même fonctionnement, examen, volume horaire, etc. Le travail se fait en étroite collaboration avec le ministère. Le diplôme de l’enseignement supérieur, un diplôme reconnu par le marché de l’emploi. En tant qu’institut privé, nous sommes très exigeants par rapports à la qualité de l’enseignement, c’est pour une question de pérennité.

La majorité de nos étudiants viennent de bouche à oreilles, conseillés par nos anciens étudiants», dit-il, en ajoutant qu’«il est important de souligner aussi que la reconnaissance du marché du travail est fondamentale, car en dernier ressort, les entreprises sont les plus indiquées pour apprécier la qualité de la formation de l’étudiant.

Si un institut n’est pas dans cette logique, et bien le marché de l’emploi le sanctionne inévitablement». Pour le directeur de l’IMAA, l’étudiant est au centre des préoccupations «Nous avons pour mission d’assurer pour l’étudiant un enseignement de qualité et une prise en charge en amont et en aval, qui va de son inscription jusqu’à l’obtention de son diplôme», précise-t-il.

Si l’IMAA a gagné depuis des années en popularité, c’est aussi grâce à la diversification des modules proposés, comme l’explique le directeur. «Au-delà des programmes que nous proposons à nos étudiants, nous avons la possibilité d’ajouter d’autres modules, comme par exemple celui de leadership. C’est un bonus que nous mettons à la disposition de nos étudiants dès la première année de licence.

Ce module relève du développement personnel et permet  aux étudiants de gagner en confiance en soi, d’améliorer leur communication, de cimenter les liens dans le groupe tout au long de la formation, de développer l’esprit d’initiative», souligne Mohammed Zerourou. Afin de se distinguer des autres instituts privés et dans le but de se détacher du lot, la direction de l’IMAA tente véritablement d’élever l’ambition de ses étudiants afin de fonder des personnalités et des décideurs capables de gérer toutes les situations en entreprise

«Ce que nous favorisons chez le candidat qui vient à l’IMAA, c’est de préparer le manager et le leader de demain à travers un cursus moderne qui réponde aux exigences d’une économie ouverte et compétitive. Nous veillons à développer des habilités chez l’étudiant, telles que le ‘‘savoir-faire’’ et le ‘‘savoir-être’’ qui sont liés au comportement et à l’attitude. Ce sont ces qualités qui favoriseront l’émergence des futurs leaders», conclut Mohammed Zerourou.

Du côté de nos voisins…

Au Maroc le ministère de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MENFP) a accordé, cette année, la reconnaissance de l’Etat à certains établissements et universités privés, créés dans le cadre d’un partenariat avec l’Etat. Il s’agit de l’université privée de Marrakech-Tensift El Haouz, de l’université Mohammed VI des sciences de la santé, de l’université internationale Zahraoui des sciences de la santé, de l’université internationale de Casablanca, de l’université internationale d’Agadir, de l’Ecole supérieure d’architecture de Casablanca, de l’ESCA Ecole de management et de l’Ecole centrale de Casablanca. Il faut savoir que l’université internationale de Rabat est la première université privée à avoir été reconnue par l’Etat en 2016.

En Tunisie, les universités privées connaissent un véritable engouement et se comptent par dizaines. Etroitement liées aux grandes entreprises, elles assurent une formation de grande  qualité et font fructifier le marché de l’emploi en y implantant des profils émergents. Les universités privées en Tunisie dévoilent un programme pédagogique impliquant l’étudiant au cœur de l’entreprise dès la première année de son cursus. De cette importante concurrence entre ces établissements privés, chaque année des classements sont réalisés pour élire la meilleure université privée selon des critères d’excellence.

Faten Hayed
 
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