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Réformes dans l’enseignement supérieur

Le ministère travaille en catimini

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le 10.05.17 | 12h00 Réagissez

Les futurs étudiants de médecine débuteront leur cursus avec de nouveaux programmes. «Il y a eu une refonte totale des programmes (en médecine) de la première à la sixième année.

Cela a nécessité un travail d’une année dans la discrétion et le silence», informe le directeur général des enseignements et de la formation supérieure au ministère de l’Enseignement supérieur (MESRS). Noureddine Ghouali espère que cette nouveauté, en attente de validation, soit appliquée dès la prochaine rentrée universitaire. Avare en annonces -particulièrement celles relatives aux réformes du secteur- depuis la conférence nationale d’évaluation du système LMD de janvier 2016, le MESRS aurait choisi de travailler dans la «sérénité».

«Nous avons beaucoup de chantiers en cours. Nous sommes en train de faire en sorte de normaliser et de standardiser les choses à tous les niveaux», révèle le DG des enseignement, car reconnaît-il, «il y a beaucoup de choses qui ne vont pas bien. Nous essayons de nous remettre en question, sans mentir à nos enfants, pour tenter de leur offrir un enseignement qui leur servira dans le futur».

Ainsi, sans vouloir donner plus de précisions sur les chantiers ou les «réformes» envisagés, le responsable du ministère fait valoir un grand effort consenti et une volonté certaine de revoir en profondeur tous les aspects liés à la qualité de l’enseignement. Après s’être attelé au recadrage des différents niveaux du cursus LMD, en ce qui concerne surtout la réglementation des concours, l’élaboration et le déroulement des masters et des doctorats, actuellement, le gros de la réflexion tournerait autour du fonctionnement et du rôle des Grandes écoles sur lesquelles les pouvoirs publiques misent pour en faire les leaders en termes de formations d’excellences.

«Dans ces écoles, il y a plusieurs sous-commissions qui travaillent en prenant en considération tous les aspects. Aujourd’hui, nous avons pour la première fois un comité pédagogique national (CPN) dans chaque école. Dans ces comités siègent des experts choisis d’après leur expérience, leur maturité, leurs connaissances et leur culture pour qu’ils puissent donner leur avis sur les programmes d’enseignement», indique M Ghouali.

Sans donner aucune orientation ni information sur les choix à faire, il informe toutefois que ces commissions devront rendre leurs copies en juin prochain. «Nous révèleront ces travaux fin juin. Et on espère qu’à la rentrée prochaine nous allons mettre de nouvelles bases et des standards sur tout : l’évaluation, les programmes…etc. Et ainsi, tout deviendra transparent, lisible et visible pour tout le monde», assure-t-il.

D’après certaines sources impliquées dans ce travail de réflexion et de réorganisation des Grandes écoles, l’une des problématiques posées concerne le mode d’évaluation des étudiants. «Doit-on maintenir ou supprimer les rattrapages dans ces établissements censés être destinés aux meilleurs ?», s’interroge notre interlocuteur.

Et dans le cas où ces séances «secondes chances» seraient supprimées quelle autre option peut être proposée ? le contrôle continu et les travaux imposés durant l’année (cinq ou six travaux par modules pour chaque étudiant) alourdiront certainement le calendrier des enseignants qui souffrent déjà d’une surcharge due à une programmation parfois pénible.

L’autre sujet d’importance cruciale réside dans les critères de choix et de recrutement des encadreurs et enseignants. L’enseignement supérieur, sauf en de rares cas, souffre d’un manque important en termes d’enseignants de qualité, condition vitale pour un enseignement d’excellence. Le troisième angle de concertation, sans compter les aspects purement pédagogiques liés aux programmes, a trait aux moyens matériels à mettre en place pour permettre d’appliquer les nouvelles méthodologies pédagogiques.

Depuis la généralisation du système LMD dans les universités, la valeur des diplômes et les cursus appliqués dans les écoles supérieurs et les Grandes écoles ont fait sortir leurs étudiants dans la rue. Des ENS aux architectes, en passant par les médecins, les pharmaciens et les vétérinaires, ces établissements ont connu des troubles importants liés essentiellement au manque de visibilité et de cohérence, dénoncée par les étudiants.

Gageons que les travaux des commissions pédagogiques nationales et des sous-comités cités par le DG des enseignements et de la formation supérieure apporteront les réponses définitives aux attentes des étudiants et du marché de l’emploi.
 

Samir Azzoug
 
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