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Grève des enseignants hospitalo-universitaires

Le concours de résidanat perturbé à Oran

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le 18.10.17 | 12h00 Réagissez

Après un report de trois jours et beaucoup d’incompréhension, le concours de résidanat a été finalement organisé mardi et mercredi à Oran, alors qu’il devait se tenir samedi et dimanche.

Ce report est dû en premier lieu au refus des médecins candidats de passer le concours dans des conditions défavorables, suite à un retard induit par l’absence des surveillants qui ont boycotté l’épreuve, en réponse à l’appel du Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires (Snechu).

En effet, le Snechu a décidé de boycotter les épreuves en entamant une grève les 14 et 15 octobre, date de l’organisation dudit concours. Plusieurs surveillants ont répondu à l’appel au niveau national. Toutefois, les membres des différents jurys des facultés de médecine du pays «ont fait volte-face à quelques rares exceptions», selon les propos d’Anouar Remini, secrétaire général du Snechu. Cette décision d’organiser le concours malgré l’absence des surveillants a provoqué un retard de plusieurs heures.

A Oran, les candidats n’ont pu accéder aux classes d’examen qu’après 17 heures. Pis encore, les portes de l’université étaient restées fermées toute la journée, ce qui a provoqué l’indignation des médecins. «Nous avons attendu des heures durant sous un soleil de plomb. Certains candidats viennent de très loin, d’autres n’ont pas de voiture. Les cafés et restaurants du quartier étaient combles pour que nous puissions tous nous y abriter. Il y a plus de 16000 candidats. Il est regrettable de voir que la faculté de médecine traite ainsi les médecins. Ils auraient pu nous ouvrir les portes de l’université au moins», regrette un des candidats rencontré samedi sur les lieux.

Cette situation s’est compliquée quand les médecins sont entrés finalement dans les salles d’examen. Dr. A.F. témoigne : «Après plusieurs heures d’attente, nous ne pouvions plus réfléchir, penser ou nous concentrer.

Ce n’était plus possible. Nous avions faim, soif et surtout beaucoup de stress et de fatigue. Nous avons également appris que l’administration était au courant du boycott de nos confrères du Snechu et n’a pas fait le nécessaire pour nous annoncer le retard ou du moins réquisitionner d’autres surveillants. Mais le pire, c’est que des médecins du secteur militaire ont été réquisitionnés à la dernière minute pour nous passer l’épreuve. C’est inadmissible ! Nous avons donc tous décidé de ne pas passer l’examen dans pareilles conditions. La réaction de tous a été spontanée. On ne s’est pas mis d’accord, mais c’était l’évidence même. Comment passer un concours la nuit !»

Il faut savoir que le Snechu avait programmé son mouvement de grève il y a quelques jours et que les procédures ont été respectées, selon les différents communiqués transmis par son secrétaire général, Anouar Remini, qui rappelle «que tout a été fait dans l’ordre». Selon Dr Remini, «l’administration devait prendre les mesures nécessaires pour assurer le bon déroulement de l’épreuve, d’autant plus que tout le monde était au courant».

Notre interlocuteur dit regretter les désagréments subis par les candidats : «Nous sommes surtout fiers de la réaction de nos frères qui souhaitent accéder aux spécialités. Ils ont pris la bonne décision, car c’est un concours important et ils n’ont pas à être pris en otages. Nous regrettons qu’ils aient à subir tout ça, mais le Snechu milite pour leurs droits également et ils en sont conscients». Il faut savoir que le Snechu souhaite la réouverture du dossier du statut particulier de l’enseignant-chercheur hospitalo-universitaire pour la révision du classement catégoriel des maîtres-assistants.

Le syndicat revendique également le rattrapage du manque à gagner estimé à  25% dans les pensions de retraite des enseignants universitaires, et que la pension ne soit pas limitée à 15 fois le SNMG. Autre point capital parmi les revendications du Snechu, le problème des enseignants en sciences fondamentales, qui ne peuvent plus exercer dans les structures hospitalières. Mardi, les membres du Snechu étaient en assemblée à Alger, afin de décider de répondre ou non aux invitations des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé, le dialogue étant ouvert.

Quant au résidanat, la faculté d’Oran a été la seule du pays à observer un boycott total de la part des encadreurs du concours, qui s’est finalement tenu hier et se poursuit aujourd’hui pour l’épreuve pratique.
 

Redouane Benchikh
 
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