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Fatiha Slimani. Conseillère, représentante du wali d’Alger

La wilaya a compris qu’il était essentiel, pour atteindre ses objectifs, d’apporter l’aide aux jeunes porteurs d’idées

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le 20.09.17 | 12h00 Réagissez


La wilaya d’Alger est partenaire de cet événement ; quel est l’objectif de cette participation ?

Comme la wilaya encourage les jeunes, l’innovation et tout ce qui est nouvelles technologies, il est normal qu’elle parraine et participe financièrement dans ce genre d’événement. L’objectif de ce concours est d’accompagner les candidats retenus durant les trois jours de compétition et contribuer ainsi à la concrétisation de leurs idées. Des idées qui seront centrées selon le choix du jury sur deux thèmes, à savoir tout ce qui tourne autour de la ville intelligente d’un côté, et la problématique de la santé de l’autre.   

Que voulez-vous dire par ville intelligente ? Que veut faire la wilaya ?

La wilaya d’Alger a établi le plan stratégique du développement de la capitale 2035. Elle a notamment lancé le PDAU (Plan directeur d’aménagement et d’urbanisme) qui couvre l’ensemble des 57 communes de la capitale. Parallèlement, pour assurer son développement, la wilaya a besoin d’intégrer les nouvelles technologies et l’utilisation des TIC’s pour développer la ville et améliorer le cadre de vie du citoyen. Par ailleurs, elle a compris qu’il était essentiel pour atteindre ses objectifs, d’apporter l’aide aux jeunes porteurs d’idées.

Car il est à rappeler, malheureusement, que la plupart des universitaires algériens préfèrent continuer leur évolution en matière de recherche et d’innovation à l’étranger. Il faut donc remédier à cela en ouvrant des voies et en donnant des lueurs d’espoir pour retenir ces jeunes compétences. Aujourd’hui, au niveau de la wilaya, nous avons réussi à faire revenir ces profils qui ont, en plus, eu l’avantage de suivre des formations dans les pays d’accueil et de les accompagner dans l’élaboration de leurs propres projets dans le domaine des nouvelles technologies.

Quels sont les projets que la wilaya accompagne actuellement ?

Nous avons effectivement aidé quelques jeunes dans le domaine de l’innovation. Ce sont maintenant des start-up à part entière. Nous avons, à titre d’exemple, la start-up «Aquasafe» dont l’idée consiste à utiliser les TIC’s pour la détection de la pollution générée par les déchets industriels. Il y a également d’autres start-up exerçant dans le domaine de l’entrepreneuriat social, à l’instar de «Sahatkoum» créée par Meriem Benslama. Cependant, la wilaya a constaté qu’il n’était pas suffisant d’aider sporadiquement les jeunes dans des petits projets qui se font au fur et à mesure. C’est pourquoi il y a eu la conférence de l’hôtel Aurassi en avril dernier pour créer et développer un écosystème de l’innovation. C’est-à-dire créer un environnement qui permette aux jeunes de rencontrer les industriels et les représentants du gouvernement. Ainsi, la wilaya a lancé le projet «Alger, ville intelligente». Nous avons effectué un planning mis en ligne sur le site de la wilaya. Le 15 juillet dernier, nous avons reçu, pour ainsi dire, 86 projets pour le développement d’Alger soutenus par des grands opérateurs dans le domaine des TIC’s.

Par quel moyen peut-on présenter une idée novatrice ou un projet ?

Il existe des incubateurs créés à cette fin. C’est-à-dire que les jeunes porteurs d’idées seront accompagnés par ces structures qui sont, elles aussi, soutenues par la wilaya, à l’exemple de «Fikra Tech». On porte un grand intérêt à ces projets, et nous cherchons avec persistance l’organisme intéressé par l’achat des produits innovants. La wilaya organise également des rencontres avec les industriels pour introduire justement ces projets d’innovation. Il faut savoir, par exemple, qu’il y a des industriels qui ne savent pas qu’il existe une usine de fabrication de puces de haute technologie ainsi qu’un atelier mécanique au niveau du CDTA où on fait la lecture et la reproduction en 3D des produits et équipements et que ces mêmes industriels importent de l’étranger. Pourtant, dans cette usine, on est capable de réparer et de reproduire le produit dont à besoin le fabricant plutôt que de l’importer une deuxième fois. Surtout en sachant que les fabricants étrangers ne donnent pas la clé réelle pour l’entretien de leurs produits.
 

Fatma-Zohra Foudil
 
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