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Algériens des deux rives et leurs Amis (ADDRA)

La diaspora estudiantine en conclave

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le 10.04.17 | 12h00 Réagissez

La diaspora estudiantine en conclave

Devant un parterre de plus de 150 étudiants algériens de France, l’association Algériens des deux rives et leurs amis (Addra) a organisé, en ce début de semaine, à la Maison des associations du Quai de Valmy du 10e arrondissement de Paris, une conférence-débat autour de la thématique «Les étudiants algériens entre précarité et souffrance».

L’organisation de cet événement s’inscrit dans un cadre particulier. Face aux très nombreuses sollicitations, dont fait l’objet l’association Addra, porte-étendard de la communauté algérienne, la question de la tenue d’un tel rendez-vous s’imposait urgemment. Les membres de cette association ont présenté, au cours de cette rencontre qui a fait salle comble, un nouveau rapport actualisé de celui déjà dressé en mars 2016.

Critique dans son ensemble, ce rapport confirme la situation plus qu’alarmante des étudiants algériens en France, mettant ainsi en relief des dizaines de cas isolés d’étudiants recensés qui se sont suicidés, comme le jeune informaticien Halim, qui a mis fin à ses jours en janvier dernier, sans compter ceux qui souffrent de syndromes  dépressifs.

En effet,  parmi les 26 000 étudiants algériens actuellement en France, beaucoup plongent dans le désarroi de la souffrance et la dépression dus à une triple précarité, non seulement administrative mais aussi sociale et pédagogique (manque de suivi pédagogique renforcé).

Ceux-ci se trouvent livrés aux quatre vents, souffrant d’un manque criant d’informations en amont mais aussi dès qu’ils foulent le sol français, ce qui les pousse à faire preuve d’un sens accru de la débrouillardise pour s’en sortir, témoigne-t-on au cours de cet atelier. Ce manque d’informations réside particulièrement au sein de Campus France et d’Orientation, son rôle n’étant pas assez encadré. Ce dernier est plutôt un moyen de gestion des flux et de sélection sociale qu’un moyen d’attractivité des étudiants étrangers, ce qui a de néfastes conséquences, dont l’association Addra se fait constamment l’écho suite aux fortes sollicitations qu’elle reçoit au quotidien, a précisé l’un des représentants de l’association.

Au cours de cet échange, l’association a souligné avec insistance l’absence de prise en charge par les autorités algériennes quant à l’investissement dans cet aspect immatériel précieux, très porteur et prometteur pour l’avenir du pays, contrairement aux pays voisins, tunisien et marocain, qui ont su efficacement accomplir ce rôle.

Durant cet atelier de débat, les différents intervenants ont voulu, à travers cette action, éclairer plus que jamais l’opinion publique d’ici et d’ailleurs sur la vie réelle que mènent ces étudiants algériens en France. Etaient présents à la conférence plusieurs représentants, à l’instar de Samir Ouguergouz, juriste et fondateur de la startup Defendre ses droits.com activant dans le domaine para-juridique ; Dahya, doctorante en biologie ;  Abderahmane Benhama, doctorant en droit à Paris 1 ; Hafsa Djenadi, écrivaine et romancière, doctorante en littérature…
A l’issue de cette conférence, des pistes de réflexion ont été abordées en vue de solutionner les problèmes qui se posent avec acuité, notamment la problématique des accords de 1968 entre la France et l’Algérie qui constituent le véritable frein pour l’étudiant algérien en France.  

S. A. R.
 
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