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Le professeur Abdelhafid Aourag à Guelma

L’université algérienne est invisible sur le Net !

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le 17.01.18 | 12h00 Réagissez

L’invisibilité de l’université algérienne sur le Net a influé et influe négativement sur son classement dans le top mondial».

Telle est la réponse du professeur Abdelhafid Aourag, directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, à une question d’El Watan, en marge d’une conférence animée dimanche à l’université du 8 Mai 1945 de Guelma, intitulée «La physique est-elle en crise ?»

En effet, pour le professeur Aourag, il n’y a aucun doute à cela ! «Comment voulez-vous que ces organismes puisent les renseignements, si ce n’est sur les sites officielles de nos universités, où finalement ils n’y trouvent pas grand-chose. Les informations finissent dans des tiroirs !», explique-t-il. «Ceci, poursuit le même responsable, au moment où d’autres universités dans le monde l’ont compris en mettant en relief l’ensemble des indicateurs pédagogiques et de recherche scientifique».

Un constat qui conduit M. Aourag à conseiller ses pairs chercheurs, car «il ne faut pas se leurrer, nous ne sommes pas encore arrivés à un niveau pour figurer parmi les meilleures universités.» Nous l’aurons compris, les bases de données des sites internet des quelque 113 universités éparpillées sur le territoire national manquent de manière affligeante de mise à jour, même si dernièrement des instructions du ministère de tutelle ont été données pour rectifier cette lacune.

Ainsi, le classement académique des universités mondiales, notamment par l’université Jiao Tong de Shanghai, QS, ou Times sont une référence en la matière, nous dit-on. Fâcheusement, seules les universités Djilali Liabes, de Sidi Bel Abbès, et l’université des sciences et de la technologie, Houari Boumediène d’Alger occupent respectivement les 2341e et 2345e places, alors que d’autres stagnent au bas du tableau, au titre du dernier classement publié en 2017.

Le nerf de la guerre, en l’occurrence les finances, dans le secteur de la recherche scientifique a connu une hausse significative : «Elle est passée de 5 milliards de dinars à 20 milliards de dinars ! Puisqu’elle exprime les besoins que nous avons reçus des universités au titre de la loi de finances 2018», tient à souligner notre interlocuteur, visiblement satisfait de cette dotation.

Notons enfin que le premier responsable de la recherche scientifique ne cache pas son insatisfaction du rendement des chercheurs algériens : «Sur les 30 000 chercheurs, nous ne pouvons compter que sur 2000 !», dira-t-il.
 

Karim Dadci
 
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