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Affaire de l’étudiante exclue-admise de l’université de Souk Ahras

L’institution face à son contre-pouvoir

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le 31.05.17 | 12h00 Réagissez


Neuf mois de pression par structures interposées sur le département des sciences de la nature, des pétitions où les enseignants demandent expressément le respect de la déontologie, une récente protestation des étudiants exclus venus demander une équité dans le  traitement des dossiers pédagogiques et des décisions de justice où le conseil de délibérations a été conforté dans ses décisions, n’ont pas réussi à dissuader ceux qui ont fait d’une simple affaire d’ajournement  d’une étudiante, une véritable guerre d’usure.

Laquelle affaire a précipité le départ de deux doyens de la faculté des sciences et de la technologie et suscité des critiques acerbes au sein même de l’université concernant le statut réel d’une caste d’étudiants et le rôle de l’évaluation pédagogique pour les futurs cadres du pays. Défendre crânement ce cas précis d’exclusion, et hormis les objectifs inavoués, est aussi porteur d’un message à l’adresse du tout naissant groupes d’enseignants universitaires qui affichent haut leur hostilité à l’égard de certaines pratiques condamnables, les membres de la commission de délibérations à leur tête. «Ceci n’est pas un précédent, il s’agit d’une pratique prévue pour des étudiants nec plus ultra bien ancrée chez nous», a dénoncé un enseignant membre du jury de délibérations dudit département.
 

Chronologie

Au mois de juillet de l’année 2016, le jury de délibérations se réunit une première fois pour arrêter la liste des étudiants admis en deuxième année et une deuxième fois pour l’étude des recours. Bien que toutes les démarches légales furent scrupuleusement respectées, des consignes furent ont été dictées à demi-mot pour faire preuve d’indulgence à l’égard d’une étudiante recommandée. Aucune suite ne sera donnée à cette demande qui sera suivie d’une avalanche d’écrits et d’instructions réalisés par un vice-recteur. Entre-temps, l’étudiante fut inscrite en deuxième année à l’université Badji Mokhtar à Annaba.

Une commission dépêchée par le ministère de tutelle, des correspondances et plusieurs entrevues avec les différents responsables ne produiront pas les effets escomptés par la commission de délibérations. Ses membres seront même menacés de représailles et de traduction devant des conseils d’éthique de l’université. Portée devant la justice par l’étudiante qui se constitua partie civile contre l’université en qualité de personne morale, cette affaire sera jugée infondée à deux reprises. «Ce dossier tel que traité à tous les niveaux, cette ténacité, la récente création d’une commission de délibération parallèle et aux ordres et qui n’a rien à voir avec le département concerné et même la nature de la plainte et toutes ces démarches et acrobaties administratives sont l’œuvre d’un contre-pouvoir aux assises fortement implantées au sein de l’université», a conclu un membre du jury, sous l’anonymat. Une convocation de l’étudiante en question pour son inscription en deuxième année a été le tout dernier document remis à El Watan.
 

Abderrahmane Djafri
 
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