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L’imagerie satellitaire au secours des zones d’expansion touristique (ZET)

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le 26.07.17 | 12h00 Réagissez

Le Centre des applications spatiales (CAS) a pour mission l’exploitation des satellites au profit du secteur utilisateur. Le projet réalisé entre l’ASAL et l’Agence nationale du développement du tourisme (ANDT) en 2007 portait sur la cartographie des zones d’expansion touristique (ZET).

Il consistait à effectuer la délimitation (caractérisation pour le bornage) en utilisant l’imagerie satellitaire. «Nous avons effectivement travaillé sur trois axes principaux, comprenant la réalisation des spatiocartes, les plans de bornage déterminant les différentes bandes des zones ainsi que la réalisation d’un système d’information géographique (SIG) pour la gestion et la détermination du potentiel touristique de ces zones», indique d’emblée Rachida Salah, coordinatrice des activités du CAS.

«On peut effectivement localiser un projet d’investissement et zoomer afin de se rendre compte de son importance», appuie Ghoulam Allah Boukabous, chargé de missions à l’ANDT. L’ASAL a défini 16 ZET prioritaires. Grâce à l’outil spatial, les équipes en charge du projet arrivent à connaître exactement l’évolution de l’investissement et l’impact sur le tourisme. L’image satellitaire est un outil d’aide à la décision. Surtout quand il faut contrôler la gestion de l’investisseur, notamment sur le non-respect de la réglementation et les dépassements.

«Par exemple, au niveau de la wilaya de Skikda, on a une image satellitaire qui détermine la délimitation d’une ZET. Cette image date de 2011, avant que le projet d’investissement ne soit lancé. Nous pouvons superposer sur la ZET une autre image sur  les études des aménagements effectués par un bureau d’études privé et constater l’évolution de cette zone. Ceci permet de revenir vers la réglementation et voir ce qui est conforme ou pas», explique M. Boukabous. «Ces ZET sont déclarées, classées et connues.

Ce qui n’empêche pas qu’elles soient reconfigurées pour des raisons d’aménagement qui ont été faites au préalable. Par ailleurs, il y a dans cette région le problème de l’érosion du littoral, qui change la superficie d’exploitation. La même problématique se produit par rapport aux transformations sur les oueds», développe Mme Salah. «Quelque fois, on trouve de l’activité industrielle dans des ZET protégées, comme à Skikda où la zone industrielle chevauche la ZET.

Pareillement, pour les constructions de résidences, qui sont là bien avant le classement de la ZET, ou qui ont été réalisées récemment. Ces images nous démontrent que certaines ZET ont été totalement urbanisées, comme à la Marsa (Alger)», dénonce-t-elle, en se demandant pourquoi cette zone est maintenue alors qu’elle a perdu sa fonction. «Il y a un projet pour l’assainissement du foncier, afin de déclasser certaines de ces zones et redéfinir les ZET prioritaires.

Elles sont prioritaires, parce qu’elles bénéficient de projets de réaménagement, qui sont déjà en cours, et d’investissement», déclare M. Boukabous, qui insiste sur le fait que les images exploitées vont permettre d’avoir des mises à jour en temps réel afin de suivre l’évolution des travaux de réalisation.
 

Fatma-Zohra Foudil
 
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