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L’Algérie... sous la loupe

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le 26.07.17 | 12h00 Réagissez

 
	Zones parcourues par  le feu dans la région d’Aït Yahia Moussa 
	(Tizi Ouzou). Image satellitaire Alsat-1B du 20 juillet 2017
Zones parcourues par  le feu dans la région d’Aït...

De l’agriculture au tourisme en passant par la gestion des collectivités locales et l’environnement, l’imagerie satellitaire est une force de proposition, de contrôle et d’aide à la décision pour une meilleure exploitation des ressources du pays. L’intérêt de l’exploitation commercial des images satellitaire se manifeste à travers les applications apposées à ces différents domaines. Ici, quelques aperçus de toutes les potentialités offertes.

La géodésie Une science pour déterminer la forme et les dimensions de la Terre.

La géodésie est la science qui détermine les formes, les dimensions et le champ de pesanteur de la terre. «On a tendance à prendre la terre pour une surface mathématique alors que physiquement c’est quelque chose qui bouge et évolue», explique le Dr Salem Kahlouch, directeur de recherche au département de géodésie au Centre des techniques spatiales (CTS). Devant cette évolution constante du sol, les spécialistes du domaine installent des réseaux de points précis en développant des méthodes spécifiques qui permettent de calculer la position exacte et immuable d’un point donné qui sera ainsi un repère témoin à prendre comme référence.

Les techniques utilisées dans ce cadre sont appelées les GNSS (systèmes globaux de positionnement par satellites) dont le plus connu reste le GPS. Les données récoltées par ces procédés permettent aussi bien de déterminer un positionnement en temps réel, ce qui est capital pour la navigation, la signalisation maritime et d’autres applications de type stratégique d’un coté ; que de mettre en évidence les mouvements du sol.

«Notre domaine de prédilection en géodésie, c’est d’exploiter des prises de vues à des temps différents. Nous observons une carte à un certain moment, traitons les données, ensuite dans un autre temps bien précis, et ainsi nous pouvons mettre en évidence des mouvements par rapport aux points références. Et plus les données que nous obtenons sont précises (de l’ordre du millimétriques), mieux nous pouvons mettre en évidence les mouvements des phénomènes géologiques.

Aujourd’hui, grâce à ces images satellitaires et les avancées réalisées dans la géodésie, on peut constater en quelques années seulement ce qui, dans le temps,  nécessitait des millions d’années, et ce, en utilisant des techniques spatiales de positionnement qui permettent d’arriver à une qualité millimétrique», se félicite le chercheur.

Par ailleurs, le Dr Kahlouch explique que la détermination de la position géographique ne sert pas uniquement à mettre en place des cartes. «Pour faire tous les travaux de télédétection, cela nécessite des points d’appui pour corriger l’image satellitaire. Et ces points d’appui, c’est la géodésie qui les fournit. Et c’est ce à quoi s’atelle notre équipe, qui d’ailleurs bénéficie des équipements acquis par l’ASAL depuis quelques mois, à l’instar d’un récepteur multifréquence qui reçoit plusieurs systèmes satellites».

Prévention

Pour avoir un aperçu de ce qui est désormais permis grâce à la géodésie renforcée par l’exploitation des images satellitaires, Gourine Bachir, maître de recherche au CTS, met en lumière certains projets menés à l’instar de l’auscultation géodésique du bac de stockage de GNL au niveau du complexe GL4/Z situé à Arzew. Ce bac présentait, selon M. Gourine, des problèmes structurels et ceux d’exploitation. Ce qui pouvait engendrer des risques majeurs pour le complexe lui-même ainsi que pour la population environnante se trouvant à une centaine de mètres.

Chargée d’établir une auscultation par GPS afin de prévenir des risques industriels et suivre l’évolution dudit bac, l’équipe de recherche a mis en place une équipe d’auscultation composé de trois réseaux : un réseau cible sur la structure, un réseau d’appui pour observer le premier, et un dernier de référence pour englober tout le réseau d’auscultation. «Le but est d’observer le réseau d’auscultation à plusieurs dates et voir l’évolution.

C’est-à-dire déterminer à chaque fois ce réseau et voir s’il y a eu un dépassement à travers la période d’observation. Les résultats acquis durant l’année 2000-2007 montrent qu’il y a eu un dépassement maximal de 20 cm. Cela a contribué à la mise hors service de ce bac de stockage», explique le chercheur. Dans le même contexte, ce dernier fait valoir l’utilisation de la même méthode pour l’auscultation géodésique des barrages.

L’objectif étant de mettre en évidence les mouvements du barrage et de son voisinage immédiat. C’est-à-dire surveiller de près les tendances de dépassement et de déformation grâce aux données d’observation géodésique, en l’occurrence le GPS en les conjuguant avec d’autres données bathymétriques et celles issues d’autres dispositifs internes. «Cela nous aide à mieux appréhender les déformations et par conséquent assurer le maximum de sécurité pour les barrages», conclut-il.

 

Fatma-Zohra Foudil
 
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