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Séminaire à l’université de Boumerdès

L’Algérie a besoin de transformer son économie et non de la diversifier

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le 29.11.17 | 12h00 Réagissez

La crise pétrolière n’en finit pas d’alimenter les analyses et les supputations sur le devenir énergétique, et donc économique, de l’Algérie. Dans ce contexte, les interventions des experts apportent de nouveaux éclairages susceptibles d’améliorer le champ de vision de l’opinion.

La journée scientifique «Oil & Gas Economics Day», organisée par le club scientifique Petroleum, de la faculté des hydrocarbures et de la chimie de l’université de Boumerdès, tombe à propos pour lever le voile sur les coulisses d’un accord de l’OPEP, celui de septembre 2016 à Alger, et sur les conséquences de la chute des prix du pétrole pour cette organisation et pour l’Algérie qui en est membre.

C’est notamment l’intitulé de la conférence de  Hached Ali, expert consultant à Sonatrach et conseiller au ministère de l’Energie. M. Hached a été président de la commission commerce au sein de l’OPEP, celle-là même qui était chargée de la fixation des prix du pétrole au sein de l’Organisation. Dans sa rétrospective sur la genèse de la crise pétrolière, l’orateur a démontré que «son origine était contenue dans l’insignifiance de la fiscalité pétrolière que les pays producteurs ont engrangée auprès des firmes internationales».

L’Accord d’Alger de septembre 2016, comme une recherche de sortie à l’anarchie organisée du marché, selon lui, «avait été en fait préparé depuis 2014, où nous, algériens, avions commencé à sensibiliser les autres membres à la nécessité vitale d’un accord de réduction de la production pour influer positivement sur les prix». Il révélera que l’important était d’obtenir l’adhésion de l’Arabie Saoudite et de l’Iran après que la Russie a consenti sa baisse.

Quant aux autres membres, leur baisse de production «était de fait naturelle par l’épuisement des puits». En fait, dira-t-il, «la baisse de la production était un levier surtout politique plutôt que technique.» Les conséquences de la crise ont été évaluées à 1200 mds de dollars pour les pays de l’OPEP et de 100 mds de dollars pour l’Algérie pour l’année 2017.

Ainsi, tous ces pays se devaient de réduire les subventions comme celle du carburant, de rationaliser la consommation interne, de diversifier les politiques énergétiques et de «transformer» les économies et non pas de les «diversifier». En somme, «c’est au niveau des mentalités et des modes de gestion» qu’il faudrait intervenir.

Il définira les défis à relever par les pays exportateurs de pétrole, «le brassage de l’excédent de 33 millions de barils en stock en maintenant la production à 1 million b/j durant une année au moins, la flexibilité de la production, surtout celle du schiste, et le renflouement des déficits budgétaires par une augmentation des revenus tirés des hydrocarbures et non hors hydrocarbures seulement».

Pour rappel, d’autres intervenants, comme Reghis Rabah et Aït Cherif Kamel, se sont respectivement penchés sur la «Problématique du contexte énergétique national et la transition énergétique» et sur «L’OPEP, ses membres et son rôle». Un débat s’en est suivi.
 

Lakhdar Hachemane
 
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