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Université Mentouri de Constantine

Investir dans l’industrie didactique

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le 05.07.17 | 12h00 Réagissez

Après les stages en entreprise, les entrepreneuriales, les portes ouvertes sur le monde socio-économique, les ateliers et conférences et les programmes d’emploi, c’est la maîtrise des langues à visées professionnelles qui focalise les intérêts en milieu universitaire.

Face à l’émergence de nouveaux besoins, les didacticiens et les concepteurs de programmes d’enseignement sont appelés à revoir les contenus déjà proposés et à les rendre plus rentables au profit du secteur économique et des demandeurs d’emploi. Et tout projet est à saisir tant qu’il porte des perspectives positives en matière d’employabilité.

L’université des Frères Mentouri de Constantine (UFMC) en a fait son credo. Pour cette année universitaire, elle s’est orientée vers un autre dispositif pédagogique dans sa stratégie en matière d’employabilité. Il s’agit d’un espace consacré aux langues et à l’emploi, doté de missions avec des activités et des formations. Il est soutenu par des outils d’observation sur  l’évolution de cette question et des besoins des secteurs socio-économiques.

«L’espace en question est avant tout un milieu d’échanges et d’interactions. Il est conçu autour d’un ensemble d’activités, à savoir des sessions, des ateliers et des formations en langues. L’objectif est d’initier l’étudiant à la vie professionnelle, en lui proposant une remédiation pédagogique et didactique efficace aux multiples difficultés qu’il éprouve, et en le plaçant au centre d’un algorithme d’apprentissage basé sur l’autonomie et l’indépendance», a-t-on estimé lors des la présentation du projet.«Il est indéniablement admis que  les exigences liées aux profils et aux postes de travail font que la maîtrise des langues permet d’accéder à un univers, souvent considéré comme hautement codifié et complexe.

L’enseignement /apprentissage des langues est devenu de nos jours un atout majeur pour la réussite professionnelle. Investir dans le développement de cette industrie didactique est considéré comme une mission importante au niveau de l’université. Cette mission a pour objectif de former un citoyen communiquant qui peut s’adapter à n’importe quelle situation professionnelle.

Dans la pratique universitaire et académique, cette problématique a intégré la construction et la déclinaison des parcours de formation, qu’ils soient académiques ou appliqués, elle a intégré notamment la mise en place de programmes de formation  permettant l’apprentissage des langues et des outils de communication, du travail, et des échanges internationaux», a expliqué le recteur de l’UFMC, Pr Abdelhamid Djekoun.

Concrètement, l’application de cette nouvelle dynamique se traduira par l’organisation d’activités, pour pratiquer couramment et de façon permanente les langues de formations destinées à l’amélioration du niveau d’acquisition et de performance dans les langues, d’ateliers, pour exercer, expérimenter et travailler sur des cas de figure appropriés (rédaction, rapports, communication, discours…), et des écoles de perfectionnement dans l’usage et la maîtrise des langues. Et à notre interlocuteur de préciser : «Cet espace sera notamment un lieu de pratique, de prospection, d’évaluation, de réflexion, d’enquêtes et de recherche académique. Il saura définir les meilleures approches pédagogiques et didactiques des langues appliquées.»

Quatre activités principales

Il est de notoriété publique que tout projet nécessite des moyens humains, matériels ainsi que des équipements. «L’espace ‘Langues et emploi’ va sans doute mobiliser beaucoup de moyens, de compétences, de personnes, et ouvrira de nouvelles perspectives au profit de la relation université / entreprise, particulièrement par rapport au développement de la ressource humaine», a-t-on argumenté. Plusieurs langues sont le pivot de cette nouvelle pratique, dont l’arabe, le français, l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien, le turc, et le chinois.

«La maîtrise des langues étrangères est devenue aujourd’hui un atout majeur pour la réussite professionnelle. Langues de communication, de recrutement, d’échanges internationaux, les connaissances linguistiques permettent d’accéder à un univers très vaste, multiculturel et certainement plurilingue, où chacun peut évoluer progressivement en fonction de ses ambitions et de ses compétences.

La mondialisation et l’émergence de nouveaux besoins ont poussé les didacticiens et les concepteurs de programmes d’enseignement à revoir les contenus déjà proposés et à les rendre plus rentables, au profit du secteur économique et des demandeurs d’emploi», diront alors les instigateurs du projet. Quatre activités principales composeront le fonctionnement de cet espace.

La première est une série de sessions destinées à présenter le monde de l’emploi et les acteurs socio-économiques aux étudiants. Une approche censée faire découvrir le monde de l’emploi et réfléchir sur les débouchés professionnels à envisager selon le cursus suivi. «Il ne s’agit pas de donner une formation technique spécialisée, mais de permettre un contact suffisant avec le monde professionnel», selon la présentation du projet. La deuxième activité se présente sous forme d’un atelier dont le thème est «recherche scientifique et emploi».

L’objectif vise à permettre à l’étudiant de définir un projet de recherche à partir du domaine de l’emploi, à envisager de nouvelles problématiques en rapport avec le nouveau profil des entreprises locales et à définir et présenter de nouvelles pistes épistémologiques et méthodologiques aux étudiants. La troisième activité prend la forme d’un atelier d’écriture. Ce qui permettra à l’étudiant d’exprimer ses pensées de façon fluide et succincte et de présenter des techniques de rédaction faciles à utiliser. L’ultime action est la formation en langues vivantes à visées professionnelles.

Elle peut-être considérée comme une matrice du projet. Elle se traduit par un programme de formation aux langues dans le secteur de l’emploi. Les contenus proposés s’organisent autour de plusieurs objectifs, notamment l’encouragement de l’apprentissage des langues vivantes et des codes socioculturels en vue d’obtenir une indépendance sociale et professionnelle, le renforcement des compétences linguistiques (à l’oral et à l’écrit) de base relatives au poste de travail et l’initiation à l’univers linguistique du travail.
 

Naïma Djekhar
 
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