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Dès la rentrée prochaine à l’université Mentouri

Introduction du premier master en astrophysique

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le 14.06.17 | 12h00 Réagissez


Le département de physique de l’université Mentouri sera à l’honneur à la rentrée universitaire prochaine. Il prépare l’introduction d’un master en astrophysique, le premier du genre dans les anales universitaires. Une ambition qui deviendra dans quelques mois une réalité.

Les initiateurs du projet ne sont pas peu fiers de cette future naissance, qui augure de belles perspectives pour les chercheurs dans le domaine. Dans un communiqué signé conjointement par  les professeurs  N.Mebarki et Jamal Mimouni, respectivement directeur du LPMPS et chef de l’équipe de recherche en cosmologie et UHECR du département de physique de l’université Mentouri, il est signalé que «la recherche en astrophysique en Algérie est menée principalement au Craag à Alger, et en ordre dispersé dans différentes universités algériennes.

La rentrée prochaine verra l’ouverture à Constantine du premier master d’astrophysique du pays. Elle fera intervenir, en plus de l’équipe du labo de physique des particules (LPMPS) qui en aura la charge, un certain nombre de compétences de différentes universités algériennes et de l’étranger». Un atout de taille pour l’université Mentouri, qui fera «un bond dans l’univers», si passionnant et si complexe que celui de l’astrophysique. Au département de physique, il est actuellement enseigné «les différentes branches traditionnelles de la physique, de la physique énergétique à celle des matériaux, la cristallographie, celle théorique et plus récemment celle médicale, anciennement nucléaire, mais l’air du temps oblige...)», nous précisera Pr Mimouni, qui est aussi le président de l’association Sirius d’astronomie que l’on ne présente plus.

C’est donc un nouveau cap, plutôt un défi pour la corporation des physiciens algériens, d’autant plus que les compétences existent. «Nous avons dans notre équipe de formation, en plus des compétences locales, des enseignants de Batna, Annaba, et aussi du Craag d›Alger et même de l›étranger», nous a confirmé notre interlocuteur.

A l’annonce d’une quelconque nouvelle filière, des aspirations se manifestent et des ambitions se dessinent. L’ouverture d’un diplôme de master en l’astrophysique suscitera quelques vocations. Dans sa plus simple définition, l’astrophysique (du grec astêr = étoile, astre et physis = science de la nature, physique) est une branche interdisciplinaire de l’astronomie, qui concerne principalement la physique et l’étude des propriétés des objets de l’univers : étoiles, planètes, galaxies, milieu interstellaire, etc. Une telle filière focalisera probablement l’intérêt de quelques uns, puisque l’étudiant aura «la tête dans les étoiles».

C’est une  filière qui fait «rêver» et c’est un es-qualité qui nous le confirme «Etudier l’astrophysique est le désir sinon le rêve de nombre d’étudiants en physique. C’est un peu la branche noble de la physique. Il y a un certain romantisme à étudier l’univers, cet appel de l’infini spatial et temporel, ces mystères ayant pour noms trous noirs, supernovas, quasars, matière noire...», expliquera non sans passion Pr Jamal Mimouni. Il est vrai que l’univers fascine : les étoiles, les planètes et les milieux interstellaires regorgent de mystères que les astrophysiciens dévoilent progressivement.

Projet d’Observatoire National des Aurès

Un appel à candidatures est donc lancé. Mais ne faudrait-il  pas encore détenir les qualifications requises. Les critères d’inscription rejoignent à quelques différences entre ceux exigés pour n’importe quel master «Dans le système LMD, l’inscription au master est ouverte en général à tous les postulants d’une licence à la limite des places disponibles avec quelques garde-fous et parfois un entretien oral. Depuis cette année sont acceptés les détenteurs de DES du système classique, qui sont prêts à refaire leur quatrième année pour arriver à décrocher le master 2. Au niveau du doctorat, c’est un concours national avec un nombre de postes bien précis.

Pour notre master d’astrophysique, vu la demande à laquelle nous nous attendons, nous accepterons les candidatures à la limite des places disponibles soit une douzaine, et nous devrions éventuellement procéder à l’étude du dossier et procéder à un entretien oral pour ne garder que les plus prometteurs. Nous sommes disposés à jouer le jeu d’une formation ouverte à tous les candidats au niveau national et nous espérons obtenir les plus motivés et les mieux préparés», nous sera-t-il confirmé.

L’introduction d’un master en astrophysique dans le cursus universitaire algérien est en réalité une préparation en amont d’experts en la matière en perspective de la concrétisation du projet de l’Observatoire national des Aurès. Le département de physique servira de vestibule pour fournir la matière grise, apte et qualifiée pour faire fonctionner ce futur temple de la haute technologie. La corrélation entre le master en astrophysique et le futur observatoire de Khenchela est tôt établie.

«Le projet d’Observatoire national des Aurès, dont le maître d’œuvre est le Craag à Alger, avec la participation de chercheurs de plusieurs universités, dont celle de Mentouri, est fortement impliqué dans un projet européen concurrent à celui de LIGO. Il s’agit du projet Advanced Virgo, dont le laboratoire principal se trouve près de Pise, en Italie, et qui, une fois complété sa mise à jour en 2017, aura des caractéristiques proches de celles de LIGO. Un télescope sophistiqué dédicacé au suivi optique d’éventuelles détections d’ondes gravitationnelles par Virgo sera implanté à Alinas dans la wilaya de Khenchela. Ce master d’astrophysique est un peu une renaissance de cette école sous une autre forme.

L’Observatoire devra à terme supporter les enseignements pratiques du master et même ultérieurement permettre le recrutement», conclura notre interlocuteur. A rappeler que le LIGO est le laboratoire américain qui a annoncé, Jjudi 11 février 2016, la découverte, pour la première fois dans l’histoire, d’ondes gravitationnelles prédites par la théorie de la relativité générale d’Einstein il y a précisément 100 ans. L’événement fut enregistré le 14 septembre 2015, mais la nécessité d’effectuer des vérifications minutieuses vu sa portée, a donc pris cinq mois pour sa confirmation et  couronne ainsi 40 ans de recherches infructueuses à différents laboratoires de part le monde de ces ondes extrêmement ténues.

Naïma Djekhar
 
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