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Kamel Baddari. Président de la Commission nationale de suivi du programme de formation des enseignants-chercheurs

Inculquer à l’étudiant non plus le savoir, mais le «savoir-savoir»

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le 04.01.17 | 10h00 Réagissez


Depuis son installation en novembre dernier, quel constat faites vous du travail de la Commission nationale de suivi du programme de formation des enseignants ?

Le constat est très encourageant. Tous les établissements universitaires sont inscrits pour participer à la formation. Nous avons fait un point de la situation sur son lancement depuis le 2 novembre dernier et le bilan très satisfaisant.

Quels sont les retours que vous avez de la part des participants à ces formations pédagogiques ?

Nous avons deux plateformes d’enseignement, une au niveau du ministère et une autre au niveau de l’université Constantine 1. A travers ces plateformes des autoévaluations sont réalisées sur le taux de satisfaction des enseignants en formation. Ces derniers se disent rassurés et satisfaits et attestent que cette formation se fait dans de bonnes conditions. Il s’agit d’enseignants issus de toutes les disciplines universitaires.

Il y a un schisme entre les méthodes pédagogiques utilisées par les anciens enseignants et les nouveaux.Comment les mettre en phase pour répondre aux exigences du LMD ?

Nous voulons développer les outils innovants — tels ceux des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) — dans les pratiques pédagogiques. C’est une exigence sociale qui est en adéquation avec la dynamique des jeunes apprenants. Développer les TIC va dans le sens de l’amélioration de la formation des étudiants.

Justement, dans beaucoup de cas, il y a un manque de communication flagrant entre les enseignants et les étudiants. Comment y remédier ?

Toute la formation est centrée autour des étudiants. Et dans le programme, il est prévu d’inculquer à l’enseignant comment développer des méthodes réflexives pour créer une interaction entre lui et l’étudiant. 60% du programme de formation est centré sur cette vision.

L’enseignant est pris entre la pédagogie et la recherche. Comment créer un équilibre entre les deux volets et inciter l’encadreur à ne pas délaisser le premier ?

Le métier d’enseignant englobe deux fonctions : la pédagogie et la recherche, et il ne faut pas qu’un volet déborde sur l’autre. L’objectif de la Commission est d’aider l’enseignant à transmettre convenablement le savoir qu’il possède à l’étudiant et lui apprendre comment accompagner cet étudiant dans la maîtrise de ce qui lui est transmis. La formation est donc une nouveauté mis en place en vertu de l’arrêté ministériel n932 du 28 juillet 2016 qui a statué sur la formation de ces enseignants. Nous avons commencé par la formation initiale des enseignants-chercheurs nouvellement recrutés pour passer ensuite à une sorte de formation continue car les méthodes d’enseignement évoluent.

Quels sont les principaux axes de cette formation ?

Il y en a trois. La didactique à la pédagogie ou comment permettre à l’enseignant d’être au fait et de mettre en œuvre les méthodes appropriées à son enseignement. Dans le cadre du système LMD il faut dispenser un enseignement centré sur l’étudiant. Il faut qu’il soit en interaction importante avec l’apprenant. Le deuxième axe a trait à l’utilisation du numérique comme levier d’accompagnement pédagogique. Il s’agit de former et d’accompagner les enseignants dans l’utilisation du numérique pour la pratique pédagogique.

C’est un outil incontournable, porteur d’une dynamique dont le but est de se mettre en phase avec une dynamique sociale, notamment celle des étudiants. Troisième axe : initier à un enseignement approprié qui inculque à l’étudiant comment apprendre. C’est-à-dire inculquer à l’étudiant non plus le savoir, mais le «savoir-savoir». Il faut que l’enseignant communique son expérience, son savoir-être et son savoir-faire à l’étudiant.

Samir Azzoug
 
 
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