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Université et monde de l’entreprise

Développer l’entrepreneuriat à travers les alliances intercommunales

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le 13.12.17 | 12h00 Réagissez

L’entrepreneuriat en Algérie revient toujours au centre des débats, tant les véritables mécanismes susceptibles de booster ce domaine ne sont pas mis en place de manière effective.

D’ailleurs, la question a été plusieurs fois abordée par des chercheurs, qui essayent de plancher sur de nombreuses thématiques ayant trait à la formation et à la croissance d’une entreprise, dont la conséquence première est la création de valeurs. Dans cet ordre d’idée, en effet, Arezki Chenane, docteur en sciences  économiques et enseignant à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, a analysé l’opportunité des alliances stratégiques territoriales intercommunales en Algérie.

Et ce, afin de déterminer, entre autres, la faisabilité d’adaptation de ces alliances entrepreneuriales aux territoires. Le même chercheur a mis ainsi en relief les résultats d’une étude empirique sur quatre wilayas du nord  d’Algérie, à savoir Jijel, Béjaïa, Tizi Ouzou et Boumerdès. «Les analyses empiriques relatives aux problématiques des alliances stratégiques territoriales font défaut, les perceptions et les modes des actions des acteurs locaux sont peu explorés.

Cela en raison, entre autres, de divers blocages, comme ceux provoqués par les échelons supérieurs à la commune, à savoir la daïra et la wilaya», a-t-il précisé. «Certains personnes interrogées dans le cadre de notre étude considèrent que l’APC est vidée de sa vocation par le fait de l’interférence des autres pôles de responsabilité. Face aux limites de la configuration territoriale actuelle des communes algériennes, les personnes enquêtées, élues et non élues, sont majoritairement favorables à une nouvelle configuration territoriale», a souligné M. Chenane, avant d’ajouter que «les alliances stratégiques intercommunales ne pourraient s’envisager sans la mise à la disposition des communes d’un moyen de financement».

De son côté, Rabah Fraga, doctorant en sciences économiques et chef de département à l’Anvredet, (Agence nationale de valorisation de la recherche et développement technologique), estime qu’il existe une corrélation entre la recherche et l’entrepreneuriat. Il nous a, d’ailleurs, expliqué la nécessité d’un  rapprochement entre l’université et le monde industriel «en vue d’assurer un ensemble d’actions cohérentes entre la science, la technique et l’innovation. Les structures prévues par la loi sont en grande majorité fonctionnelles. La difficulté rencontrée par certaines réside dans l’absence de mécanismes efficaces de coopération avec d’autres secteurs, à l’instar des commissions intersectorielles», a-t-il relevé, tout en plaidant pour une stratégie globale de l’innovation.

D’autre part, une étude  réalisée par Ahcène Zehnati, maître de recherche au Cread, évoque l’entrepreneuriat médical. Il a travaillé sur la taxonomie des fondateurs des cliniques privées. M. Zenati a souligné, en outre, les motivations qui ont provoqué l’émergence et le développement exponentiel des activités du secteur privé des soins en Algérie. Il cite, à titre illustratif, la détérioration des conditions de travail et la faiblesse des salaires qui poussent les médecins du secteur public à aller vers les cliniques privées.
 

Hafid Azzouzi
 
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