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Amar Ouali. Initiateur et coordinateur du projet de partenariat

Des pesanteurs bureaucratiques freinent nos élans

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le 28.02.18 | 12h00 Réagissez

Amar Ouali, Algérien établi en France, est l’initiateur et le coordinateur du projet de partenariat entre l’Algérie et la France dans le domaine de la formation, notamment dans le secteur des énergies renouvelables. Dans l’entretien qu’il a accordé à
 El Watan Etudiant, il explique sa démarche et l’intérêt du projet pour l’Algérie.

Après deux ans de démarches, où en est la mise sur pied du partenariat ?

Je coordonne un projet multiforme dans l’intérêt de l’Algérie surtout. Je me bats pour mettre en place un partenariat entre l’Algérie et la France afin de former des cadres moyens et supérieurs allant de la formation dans le secteur du froid aux filières photovoltaïque et éolienne. A Tizi Ouzou, l’Etat devra ouvrir un institut de formation dans le domaine des panneaux photovoltaïques à la rentrée prochaine, m’a-t-on dit, et notre démarche consiste à mettre en place une stratégie industrielle globale en partenariat avec des groupes français de renommée mondiale. C’est une opportunité pour l’Algérie d’acquérir un savoir-faire, mais pour des raisons bureaucratiques, on n’arrive pas à concrétiser le projet. Au niveau local, les énergies se sont mobilisées, mais au niveau central, c’est l’inertie.

Quelle est la consistance de ce projet ?

Pour nous, l’énergie verte est une réalité. L’Algérie dispose d’un gisement inépuisable de l’énergie solaire. Sur le plan de la formation dans le domaine, des instituts vont ouvrir. Des compétences vont voir le jour et nous nous proposons de les accompagner. En parallèle, nous venons avec un projet d’installation d’éoliennes de dernières technologies (lire encadré, ndlr).

Les formations proposées sont axées sur les nouveaux métiers comme les énergies renouvelables et les réseaux électriques intelligents (ERI) qui sont équipés de compteurs Linky qui permettent d’indiquer au fournisseur la consommation de l’abonné sans passer par le relevé traditionnel du compteur. L’Algérie a des capacités à mobiliser, notamment dans la filière éolienne.

Dans le domaine de la fabrication des panneaux voltaïques, ce sera possible de réaliser un complexe pour la construction de ces éléments dans la commune de Frikat, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Par ailleurs, une entreprise algérienne s’est investie dans ce domaine, et nous voudrions proposer le modèle français de ces panneaux qui est plus performant en matière de production d’énergie. La mise en place d’un tel partenariat entre la France et l’Algérie repose sur le principe gagnant-gagnant.

Où en est-on alors aujourd’hui?

Au niveau du ministère de la Formation professionnelle et des Affaires étrangères, c’est le stand-by. On hésite à prendre les décisions. Mais à Tizi Ouzou, les responsables locaux ont porté le projet et y tiennent fermement et sont réceptifs à nos propositions. La direction de la Formation et de l’enseignement professionnels de Tizi Ouzou, à sa tête son ancien directeur, M. Arab, et je tiens à le souligner, est totalement engagée dans cette direction. Mais, c’est au niveau de la tutelle que cela ne suit pas le rythme.
 

Saïd Gada
 
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