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Contribution : En politique comme en chimie-thérapeutique, il faut toujours agiter la solution avant de s’en servir

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le 24.01.18 | 12h00 Réagissez


Conscients de la lourde responsabilité qui nous incombe, nous hospitalo-universitaires avons jugé que notre premier devoir est de lancer cet appel à l’ensemble du corps médical pour l’inciter à faire preuve d’une conduite exemplaire et d’une rigueur morale à la mesure de la noblesse de la profession médicale.

La préoccupation de l’hospitalo-universitaire que nous sommes est de former un corps médical efficace et adapté aux besoins de l’économie du pays, si nous en croyons nos confrères officinaux, industriels, hospitaliers et biologistes. Ce qui justifie et rend obligatoire la formation du pharmacien industriel dans nos facultés de médecine.

- Actuellement en Algérie, l’industrie pharmaceutique en absence d’une pharmacie industrielle se suffit à faire soit :
- des simples formulations et la plupart du temps d’une façon empirique.
- des fabrications sous licence avec tout ce que cela comporte comme retard au niveau de la connaissance de matières premières et des procédés de fabrication.

- quand au contrôle, il se fait généralement selon des méthodes et des techniques données par les différentes pharmacopées étrangères. Par contre, dans les pays industrialisés, l’industrie pharmaceutique fonctionne autrement, plusieurs départements s’occupent de tâches différentes, où l’on distingue :

- la recherche des molécules nouvelles ;
- la mise au point de nouvelles formes pharmaceutiques ;
- la mise au point de nouveaux procédés de fabrication et de contrôle avec des systèmes de modélisation et d’optimisation ;
- l’introduction du génie pharmaceutique pour sortir de l’empirisme ;
- l’actualisation permanente des pharmacopées des nouvelles éditions ;
- une organisation est due au contact continu entre la faculté de médecine et l’industrie pharmaceutique pour élaborer de nouvelles molécules actives et de nouvelles matières premières rentrant dans la composition de médicaments.

En pratique, la chimie thérapeutique se consomme comme un mariage d’amour entre prescripteur et laboratoires.
Au risque de déplaire au partisans de la monogamie, je souhaiterais que la faculté de médecine participe à ce bonheur et que les témoins de ce nouveau mariage tripartite (prescripteur, faculté de médecine et laboratoires) soient le département de Hasbellaoui et le conseil de déontologie médicale, bien que la chimie thérapeutique soit loin d’être une religion, mais nous sommes condamnés à vivre avec elle.
 

Professeur Yahia Dellaoui
 
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