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Cartographie culturelle : Votre ticket pour la culture

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le 08.03.17 | 12h00 Réagissez

Presque un an après l’appel du GTPCA (Groupe de travail sur la politique culturelle en Algérie), la cartographie du secteur culturel en Algérie voit le jour sous la forme d’un site Web. Afin d’améliorer l’expérience, le collectif indépendant réitère son appel à l’ensemble de la communauté artistique. Inscrivez-vous et faites vivre vos initiatives !


Depuis un an, l’équipe du GTPCA (Groupe de travail sur la politique culturelle en Algérie) s’est donné pour mission de collecter des données (géolocaisation, site Web, numéros de téléphone, adresse, ndlr) afin d’enrichir la première cartographie du secteur culturel en Algérie.

Le collectif indépendant activant dans le domaine de la culture a fait un appel il y a un an, afin que tous les acteurs de la culture, qu’ils soient organismes, promoteurs, lieux de diffusion, etc. s’inscrivent sur ce répertoire accessible gratuitement, depuis le début du mois de mars sur le site : www.culturemap-dz.org. Lors du lancement de la cartographie, les membres du GTPCA sont revenus sur les difficultés rencontrées dans l’élaboration de la carte, les recherches menées, l’obstination de certains acteurs de ne pas être sur la carte et surtout la nécessité de vérifier toutes les informations collectées. Le fait de fournir des renseignements précis sur un établissement et une activité permet de valoriser le processus de la promotion culturelle dans une commune ou une ville.

«C’est un travail titanesque qu’a fait le GTPCA, on s’en rend compte en parcourant le site. A mon avis il n’existe aucune initiative en Algérie de cette envergure. Faut-il rappeler que quand on cherche le numéro d’une salle de spectacle ça sonne toujours dans le vide ? C’est pour cette raison que je soutiens ce projet et compte inscrire toutes les associations culturelles et estudiantines que je connais», affirme Sameh Touilba, ancienne galeriste et chargée de projet dans le secteur cultuel. Pour cette entreprise, le GTPCA s’est appuyé sur des outils simples afin d’accéder aux institutions publiques et privées, le contenu de la carte culturelle se présente sous la forme d’un inventaire polyvalent, qui informe rapidement.

«Le fait d’être interactive favorise la recherche et l’accès à l’information, je me demande pourquoi cette carte n’a pas été réalisée avant par le ministère de la Culture par exemple ?», s’interroge Sofiane Dali, spécialiste en communication et stratégie. «Pour ma part, je trouve que des améliorations sont à faire. Cependant, les initiateurs du projet ont expliqué que tout le monde est appelé à ajouter des descriptifs et à améliorer la recherche. Des précisions sont ajoutées, même le design du site pourrait connaître de meilleures fonctionnalités», fait remarquer Sofiane Dali.

AMÉLIORATIONS

 Pour le GTPCA, l’amélioration du site dépend de la participation de tout le monde, le projet étant participatif, il permet à chacun, c’est-à-dire artistes, associations, particuliers, de mettre en valeur une région, à travers son activité artistique. Certains critiquent le fait que la carte ne réponde pas à des normes internationales, en matière de design, d’interactivité et d’informations, le GTPCA se défend, en rappelant que le site est dans sa première version et qu’il a été conçu avec des moyens de base.

Par ailleurs, le collectif continue la promotion du site de la cartographie et appelle l’ensemble des activistes, des experts et des acteurs culturels à l’enrichir et de proposer des améliorations qui seront discutées, d’où la présence de formulaire ouvert et gratuit sur le site qui renforce l’engagement, et encourage la diversité culturelle dans notre pays. «Pour que la cartographie culturelle soit viable pour le GTPCA et la communauté artistique, il faudrait que ce modèle puisse contenir d’autres contenus et même penser à intégrer de la publicité afin de rémunérer les personnes qui y travaillent», suggère Nacira Hamoutène, créatrice de site Web et artiste? «En tant qu’artiste, je me pose de nombreuses questions sur la manière de répertorier les artistes et les galeries.

Certaines galeries sont de longs couloirs qui font des bénéfices sur le dos des jeunes artistes, méritent-elles leur place dans la cartographie ?», se demande-t-elle, en concluant: «L’idéal est de trouver un juste équilibre entre les équipes qui collectent les informations et celles qui se chargent de la rédaction de contenus, le reste dépendra des annonceurs, qui auront le courage de s’investir et de s’engager.»

Aziz Hamdi. Etudiant en communication à Alger 3 et coordinateur du projet GTPCA

En 2013, Aziz intègre le GTPCA, pour coordonner différents projets cultuels et des conférences initiés par le collectif. Depuis plus d’un an, Aziz s’est attelé à fournir les données des régions du Centre et du Sud, en sillonnant les villes et les communes. «Le plus difficile dans cette démarche était de convaincre des organismes de s’inscrire sur la cartographie.  Quelquefois on me demandait des autorisations, j’expliquais alors que l’initiative émane d’un collectif indépendant et que le résultat servirait à tous», dit-il, tout en rappelant que la cartographie «est essentielle pour les experts en culture, dont les objectifs sont la recherche, l’étude de marché et la planification».

Nassim Touati. Etudiant en droit et animateur des activités culturelles en direction des jeunes

Nassim travaille avec plusieurs organismes, notamment le GTPCA. Actuellement, il gère un projet (assistant gestionnaire de projet) au R20 MED (Organisation environnementale), le projet consiste à animer des activités culturelles et éducatives, afin d’informer les citoyens sur la pratique du tri sélectif (Oran). Le travail de Nassim sur la cartographie s’est étalé depuis le début de l’aventure lancée par le GTPCA. «J’ai travaillé sur Mostaganem, Tiaret, Mascara et Saïda et j’étais chargé de collecter des données publiques et  privées. C’est un travail laborieux, car il n’est pas facile de mettre sur une carte des données quelquefois erronées, les vérifications étaient instantanées», explique Nassim.

Ce denier n’a pas hésité à faire appel à des collaborateurs, précisément quand les acteurs culturels ne sont pas sensibilisés à l’internet «Certains acteurs culturels ne savent pas se mettre en valeur. La carte est une plate-forme qui accomplit cette tâche. Cette cartographie est la première du genre, aucun travail n’a été fait auparavant et qui aurait pu nous servir de base», poursuit-il.

 

Hayat Remache. Activiste dans la société civile

Membre fondateur de l’association Les nomades algériens, basée à Oran, et avocate de formation,  Hayat s’est longtemps interrogée sur le fait culturel. En 2014, elle participe à une formation organisée par le GTPCA  à Oran. Elle intègre par la suite le collectif GTPCA. «Les acteurs  culturels ne valorisent pas leur travail et ne vont pas sur internet. Je pense avoir eu les mêmes difficultés que mes confrères, il y a encore de nombreux organismes à mettre sur la carte. C’est là tout l’avantage des outils de la cartographie, tout le monde peut s’inscrire au fur et à mesure», rassure-t-elle. Hayat s’est focalisée sur Oran, Tlemcen, Aïn Témouchent et Sidi Bel Abbès.

 

Malik Chaoui. Entrepreneur culturel et manager artistique

Malik  a fait ses études à l’université Constantine 3, il est détenteur d’une licence en communication culturelle et relations publiques, il s’est construit une réputation en cordonnant des projets culturels. Mali est également chargé de projet au GTPCA. «Ce projet de cartographie est  une opportunité qui nous permet de créer de nouvelles choses. Mais, ce ne sera pas possible si aucun de nous ne met pas à jour les informations. Ce projet ne nous appartient pas, ces informations sont accessibles à tous», souligne-t-il, en rappelant qu’il est important de préciser que «la version du site de la cartographie est en version beta et que la version va s’améliorer naturellement avec l’usage des internautes. Plus le trafic sur le site augmente, et mieux nous rendrons l’expérience de l’internaute plus attractive et ludique».
 

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