Pages hebdo Etudiant
 

Camed : Un réseau de recherche méditerranéen pour le dromadaire

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

le 11.04.18 | 12h00 Réagissez

La caméléologie ne sera peut-être plus le parent pauvre de la recherche scientifique, ni en Algérie, ni au Maroc, ni… en France, grâce au projet Camed, un réseau de chercheurs pluridisciplinaire qui s’intéressera durant les trois années à venir au rôle de l’élevage camelin dans les sociétés sahariennes modernes. Des chercheurs issus de ces trois pays s’associent pour contribuer à la capacité d’adaptation des populations sahariennes algériennes et marocaines face aux changements globaux. Ouargla vient d’abriter la première rencontre bilan.

L’objectif général de ce réseau est de décrire et comprendre les fonctionnements et les trajectoires en cours et récentes des communautés nomades, afin d’identifier les principaux leviers qui influent sur la dynamique sociale et les processus éco-systémiques, sur l’utilisation des ressources, pour proposer des alternatives socialement émergentes aptes à soutenir les activités humaines et leurs ressources locales.

La productivité du dromadaire retient l’attention de la communauté scientifique, en raison de l’émergence de la production et de la vente de viande et de lait de chamelle souvent transportés hors de ses zones de production pour des vertus diététiques supposées.

Et afin de permettre d’obtenir des produits de qualité, les travaux se réalisent sur la végétation des parcours, sur son état, mais aussi sur son potentiel et son aptitude à être géré différemment. L’université de Ouargla, pionnière dans ce domaine scientifique, dispose déjà de onze doctorants qui sont tous à présent rattachés au projet.

Le Pr Hakim Senouci, coordinateur de Camed-DZ souligne qu’en Algérie trois grandes régions font l’objet d’étude, El Oued, Ouargla, et Ghardaïa, avec des incursions vers le Nord, à Biskra, et au Sud, à El-Goléa, soit une immense région s’étendant sur quelque 450 000 km2.

Cinq professeurs sont impliqués en qualité de directeurs de thèse des doctorants de l’université de Ouargla, qui ont pu bénéficier d’accompagnements spécifiques, de chercheurs du Cirad de Montpellier, dans les domaines des bases de données et de leurs traitements.

Pour l’équipe marocaine, deux étudiants ont mené des travaux, l’une pour réaliser une étude complète, l’autre pour mener une approche transversale sur la perception de l’élevage de dromadaires auprès de référents, dont un mémoire de Master 2 sur le «Diagnostic des systèmes d’élevage camelin dans la moyenne vallée du Drâa, province de Zagora (Maroc)».

Des étudiants en ingéniorat rallient le Camed-MA, et une doctorante française, dont la bourse est octroyée par le Cirad Montpellier a rejoint l’équipe.

Le bilan de l’étape de mise en place du projet, organisé récemment à l’université Kasdi Merbah de Ouargla, a permis de constituer un réseau de chercheurs multidisciplinaires travaillant de concert dans ces trois pays, pour la partie algérienne, une vingtaine de publications scientifiques ont été comptabilisées durant l’année 2017. Les thématiques et protocoles de recherche sont arrêtés et définis.

El Watan Etudiant a donné la parole à deux chercheurs associés à ce projet qui nous parlent de leur trajectoire et leur implication dans le Camed.

Houria Alioua
 
Loading...
le dessin du jour
LE HIC MAZ

Mes infographies

El Watan Magazine

impact journalism days

 

Indépendance Algérie

 

El Watan Etudiant

Chroniques
Point zéro Repères éco
Loading...
Vidéo

Débats d'El Watan

Débats d'El Watan
Loading...

Suivre El Watan

FacebookFacebook       TwitterTwitter
Télévision
Télérama       Télé Alger TV Algérie
 
Loading...