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Enseignement professionnel

BEP, le nouveau diplôme

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le 19.07.17 | 12h00 Réagissez

Le secteur de l’enseignement professionnel peine à recruter de nouveaux élèves, il devait accueillir selon ses initiateurs entre 30 à 40% des élèves de 4ème AM admis au cycle post-obligatoire, et prendre place de l’enseignement technique assuré auparavant par l’éducation nationale. Pour relancer le projet, le ministère mise sur l’attractivité et l’employabilité des nouveaux diplômes sanctionnant le cursus de l’enseignement professionnel.

Parent pauvre du système éducatif national, l’enseignement professionnel peine a attirer de nouveaux candidats , ils sont entres 500 et 600 élèves à s’y inscrire annuellement et il est souvent confondue avec la formation professionnel « la réorganisation du cursus d’enseignement professionnel a pour objectif de corriger les dysfonctionnements caractérisés essentiellement par un faible engouement des élèves envers ce cursus (500 à 600 élèves inscrits annuellement), loin de répondre aux objectifs initialement fixés dans le cadre de la reforme du système éducatif national » notent les initiateurs d’un nouveau projet exécutif présenté et accepté le 12 juillet dernier par un conseil du gouvernement.
Ainsi ce projet de texte présente une nouvelle architecture des diplômes du cursus de l’enseignement professionnel, en remplacement de celle en vigueur depuis 2008, et vise à  renforcer son attractivité et son insertion progressive, dans le  système éducatif national.

Ainsi pour parer à ces dysfonctionnements de la mise en place de l’enseignement professionnel, le ministère entend  relancer les objectifs assignées au secteur « Il est utile de rappeler que dans le cadre de la réforme du système national d’éducation et de formation en 2002, l’enseignement professionnel, à différencier de la formation professionnelle est venu diversifier et enrichir l’espace éducatif algérien. Il devait accueillir une partie (30 à 40%) des élèves de 4ème AM admis au cycle post-obligatoire, et prendre place de l’enseignement technique, assuré auparavant au ministère de l’éducation nationale» explique-t-on dans le document remis au gouvernement.

Déperdition scolaire

La création de ce nouveau cursus se fixe des objectifs louables notamment la lutte contre la déperdition scolaire évaluée entre 400 à 500 000 élèves par an et mettre fin aux fameuses mentions « orienté vers la vie professionnelle» portées sur les bulletins scolaires des élèves exclus de l’éducation nationale «Sortir de l’orientation par l’échec et valoriser la voie professionnelle et réduire progressivement le nombre de jeunes qui sortent du système éducatif sans qualification» assure-t-on. Autre nouveauté est l’élargissement de l’accès à L’enseignement professionnelle aux élèves issus des filières littéraires admis en cycle secondaire.

Autre objectifs assignés aux nouveaux cursus et l’épineuse question de la professionnalisation des études et l’employabilité des diplômés dans le tissu économique nationale « Répondre aux besoins de l’économie en faisant de ce nouveau parcours un réservoir de main-d’œuvre qualifiée et contribuer à l’élévation du niveau de qualification de la population» est-il mentionné dans le document.

Pour ce faire, les initiateurs du projet vise «l’acquisition de compétences professionnelles, et au renforcement des connaissances académiques nécessaires à une meilleure adaptation aux exigences du marché du travail. Cette vision implique la mise en place d’un cursus englobant des enseignements scientifiques et technologiques, des enseignements qualifiants et des périodes de formation en milieu professionnel» précise-t-on.

Passerelles

Le manque d’attractivité de ce cursus, est souvent justifié par l’absence de passerelles vers des formations supérieures dans le prolongement des filières suivies, admettant les initiateurs du projet entériné par le gouvernement. A Savoir : Le Brevet d’Enseignement Professionnel «BEP»,classé au niveau IV,  (catégorie 8) de la grille nationale des qualifications, en remplacement du diplôme d’enseignement professionnel du premier degré (DEP1) et du diplôme d’enseignement professionnel du deuxième degré (DEP2 d’enseignement professionnel du second degré (DEP2).

Et le Brevet  d’enseignement professionnel supérieur «BEPS», classé au niveau V, (catégorie 10) de la grille nationale des qualifications,  sanctionnant le deuxième cycle de l’enseignement professionnel. Ce cursus est destiné «aux élèves de l’enseignement obligatoire de base admis à l’enseignement secondaire et ayant opté pour cet enseignement, ainsi qu’aux élèves réorientés  issus  de la 1ère année de l’enseignement secondaire».

Pour rappel, L’enseignement professionnel est aujourd’hui assuré en mode présentiel,  dans des instituts d’enseignement Professionnel (IEP), il est organisé en deux cycles de deux années chacun, le premier cycle est sanctionné par le diplôme d’enseignement professionnel du 1er  degré (DEP1), le second cycle est sanctionné par le diplôme d’enseignement professionnel du  2ème  degré (DEP2).

La nouveauté principale de ces nouveaux cursus est la réduction de la durée de scolarité et l’obtention de nouveaux diplômes «valorisés». Ainsi, «l’alignement de la durée des études du premier cycle d’enseignement (BEP), à celle fixée dans le  cycle d’enseignement secondaire (3 ans), a pour objectif  de rendre ce cursus plus attractif aux yeux des élèves et de leurs parent» indique-t-on dans le document.  Concernant l’accès à la première année du cycle préparant au  brevet d’enseignement professionnel supérieur (BEPS) « le cursus est ouvert, aux élèves candidats titulaires du BEP, dans le prolongement de la filière suivie, ainsi qu’aux élèves candidats titulaires du DEP2».

Stratégie

Le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels est appelé aujourd’hui, plus que jamais, à adapter son système de formation et d’enseignement professionnels, aux nouvelles exigences, du marché du travail et à réactualiser la stratégie nationale de formation et d’enseignement professionnels, dans le cadre de la politique de diversification de l’économie nationale souligne-t-on lors de la présentation du projet devant le conseil du gouvernement.

«Dans ce cadre, la réorganisation du cursus d’enseignement professionnel, que nous proposons, vise l’accompagnement de cette nouvelle politique basée sur la relance de l’industrialisation, le développement du bâtiment et des travaux publics, de l’agriculture et  de l’agroalimentaire, du tourisme, de l’économie numérique, etc. et ce à travers la mise à la disposition des différents secteurs socio-économiques,  des compétences et qualifications  nécessaires, dont ils ont besoin».

La réorganisation du secteur « s’insère aussi dans le cadre des instructions et orientations des plus hautes autorités du pays, relatives à l’amélioration de la qualité de la formation, de l’employabilité de la ressource humaine et de la compétitivité». Selon le document, il ne s’agit de la première  phase du projet qui reste à peaufiner et enrichir à court et à moyen terme « Il est également, prévu qu’à l’issue de la mise en place de cette nouvelle organisation, et après évaluation, un diplôme de niveau VI peut compléter l’architecture des diplômes de l’enseignement professionnel.

 

Zouheir Aït Mouhoub
 
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