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Dr Noureddine Ouadah. Directeur adjoint au Centre de développement des technologies avancées CDTA

Beaucoup d’industriels ne savent pas quoi faire avec leur argent alors que miser sur un jeune porteur d’idées peut rapporter gros

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le 20.09.17 | 12h00 Réagissez

Beaucoup d’industriels ne savent pas quoi faire avec leur argent alors que miser sur un jeune porteur d’idées peut rapporter gros


Le CDTA organise le Hard-Innovation ; comment cela s’est-il fait ?

Il est important de savoir que le Hard Innovation a été créé par les start-up elles-mêmes en 2015. Dès l’année suivante, en 2016, le CDTA a décidé de les héberger, car nous savons qu’on a beaucoup de jeunes Algériens qui ont des idées prodigieuses mais qui, malheureusement, n’ont pas les moyens de briller à leur juste valeur. Devant cette défaillance, nous avons établi deux thématiques sur lesquelles nous travaillons. La première, c’est qu’il faut canaliser ces idées sur le plan concept et thématique, là où le besoin se fait sentir. En second lieu, il faudra mettre ces jeunes en rapport avec des chercheurs et des ingénieurs chevronnés afin que ces derniers les soutiennent et les accompagnent au quotidien pour que leur imagination qui, parfois, peut être de la pure science-fiction, devienne réalité.

On ne peut empêcher les jeunes de rêver et d’être des savants fous. Mais on leur apprend à être pragmatiques et comment faire pour vendre son produit. Car il faut des milliers de dollars pour pouvoir rêver comme il se doit. D’ailleurs, Fikra Tech a été créé dans ce sens. Notre mission est de détecter le potentiel et de le réorienter vers le marché et ainsi répondre à un besoin spécifique. On ne donne pas de prix dans ce concours, mais un budget dans l’incubateur qui permettra au lauréat d’innover et de développer son idée. Par ailleurs, nous avons un couloir vert avec l’Ansej qui permettra au jeune, une fois son prototype admis et commercialisable, de créer sa propre boîte.

Au regard des idées présentées, quelles sont les sensibilités de ces jeunes ?

Justement, nous avons recadré les sensibilités des jeunes par rapport aux besoins socioéconomiques. C’est-à-dire là où il y a un marché. L’année dernière, nous avons centré la thématique sur le transport. Cette année, nous avons orienté les idées des jeunes vers la santé et le bien-être dans la cité. Car il est facile de laisser libre cours à l’imagination des jeunes, mais il faut savoir quoi faire avec.
Qu’attendez-vous de cet événement ?

Pour cette édition, le nombre de participants — qui sont majoritairement universitaires — a doublé. Même s’il faut préciser que ce n’est pas le nombre qui importe mais la qualité des idées innovantes. Nous avons donc sélectionné les idées qui ont le potentiel pour devenir à l’avenir des start-up et des produits qui se vendent. L’objectif de cet événement est de voir la cohésion des groupes : si les jeunes sont vraiment impliqués dans les projets ou pas, et si la notion du leadership existe en eux. Les trois jours de ce concours nous permettront de voir les groupes de jeunes qui se tiennent et leur motivation. Pour cela, nous avons mobilisé les chercheurs et les ingénieurs du CDTA pour accompagner ces jeunes «rêveurs» dans le volet technique et les encadrer.

On leur ramène après des parrains et des sponsors, ou on les oriente ensuite vers l’Ansej pour la création d’entreprises. D’ailleurs, sur ce point, on aurait aimé voir l’existence d’autres structures qui puissent prendre un risque et mettre des millions de dinars sur une idée innovante. C’est vrai qu’il en existe quelques-uns, mais il faut reconnaître que le mécanisme n’est pas très fluide en Algérie. Beaucoup d’industriels ne savent pas quoi faire avec leur argent alors que miser sur jeune porteur d’idées peut rapporter gros et apporter des solutions au lieu de les importer de l’extérieur.  

Comment se fait la sélection des futurs projets ?

Il y a des critères importants pour l’incubation. On mise surtout sur un jeune qui a participé à plusieurs concours, car cette expérience lui permet de comprendre les différents rouages en plus d’être chevronné.
 

Fatma-Zohra Foudil
 
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