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Projet 2521 pour le maghreb|

AGIR pour la mobilité académique

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le 11.01.17 | 10h00 Réagissez

AGIR pour la mobilité académique

La mobilité académique au Maghreb est depuis quelques mois le credo de l’association Agir, pour le développement et l’épanouissement de la jeunesse de Bouira.

En rejoignant le projet 2521, fondé par des partenaires des cinq pays (l’Algérie, la Tunisie, la Libye, le Maroc et la Mauritanie)Agir, qui se positionne en pivot du changement positif dans la vie communautaire, s’est engagée dans une démarche vouée à l’encouragement de l’intégration maghrébine de la mobilité académique, principalement dans les secteurs liés à l’éducation, la culture, l’employabilité et l’entrepreneuriat : «La mobilité des étudiants, que ce soit dans le domaine de la recherche ou en termes d’échanges de stages, reste l’un des facteurs-clefs de la mobilité de la jeunesse maghrébine et donc de l’intégration des pays du Maghreb».

D’aucuns s’accorderont à dire que la mobilité des jeunes dans les pays du Maghreb «est un facteur catalyseur de l’intégration». Le cheminement est simple, du moment qu’il est question de développer des projets pour sceller un futur commun à l’échelle régionale. C’est du moins ce que laisse supposer la finalité du projet 2521 — dont l’intitulé traduit la distance qui sépare les cinq capitales maghrébines.

Pour Agir, la mobilité des étudiants peut survenir via des échanges entre les institutions académiques de l’ensemble des pays concernés : «Les échanges de programmes et de dynamiques motiveront la mobilité académique, qui pourra déboucher sur des opportunités d’emploi.» Le lancement d’une fondation régionale vouée à l’appui, à l’intégration et à la mobilité maghrébine est l’un des objectifs escomptés de cette entreprise. Le financement de l’ensemble des activités du projet est assuré par la commission de l’Union européenne, qui a également mandaté l’ONG française Acted pour être un partenaire technique dans l’exécution du projet.


UNE VISION COMMUNE des objectifs

Pour Agir, la vision du projet est inspirée par les valeurs communes de la région du Maghreb. «Il est opportun d’améliorer et de faciliter la mobilité des jeunes dans la région du Maghreb, principalement dans les secteurs liés à l’éducation, la culture, l’employabilité et l’entrepreneuriat. Les jeunes Maghrébins veulent jouer un rôle actif au sein de leur société et dans leur région. Toutefois, le défi majeur est de savoir comment les sensibiliser et mobiliser  pour une mobilité et une intégration intra- Maghreb réussies», nous-a-t-on expliqué.

Cela devrait été véhiculé via des thèmes minutieusement choisis et largement abordés lors des différentes rencontres, discussions et recherches. «Ces thématiques ont abouti à la mise en évidence des principaux vecteurs de mobilité et d’intégration à l’intérieur des domaines pré-identifiés, à savoir la culture et le sport, l’économie et la mobilité académique. En particulier, nous avons décidé de passer directement par les structures de terrain (ONG, associations, universités, centres de recherche), sans pour autant oublier d’impliquer les institutions pour leur rôle de suivi et leur pouvoir intégrateur sectoriel.

Bien qu’autonomes et clairement différenciés, les secteurs d’intérêt choisis par le projet s’insèrent dans une même dynamique et peuvent se renforcer les uns avec les autres : la mobilité estudiantine élargit les horizons des jeunes et permet de bâtir des réseaux de relations qui peuvent influencer l’employabilité dans un esprit transnational. Un bagage culturel commun et en même temps différencié renforce les liens entre les jeunes des pays du Maghreb et est un vecteur important d’échanges et de compréhension réciproque, ce qui facilite la mobilité des étudiants et dégage des pistes concrètes de génération de revenus pour les jeunes», soutient l’association.

Le parcours n’est pas encore balisé, mais, Agir a pris à bras-le-corps ce projet prometteur en investissant le volet qui lui sied. Pour ce faire, elle a opté pour l’organisation d’une série de focus-groupes à travers plusieurs wilayas, répartis sur les quatre coins du pays. Cette phase de réflexion a été inauguré à Oran, en octobre dernier, ou un focus-groupe a été organisé à l’hôtel Royal avec le concours du Réseau algérien des jeunes engagés (RAJE) et la fondation Friedrich-Ebert-Stiftung.

Mobilité estudiantine

Abordant le projet 2521, Kamal Khellas, expert et consultant d’Agir sur les questions du Maghreb, a mis «l’accent sur l’opportunité que représentent les trois axes du projet pour la jeunesse maghrébine, qui pourrait exploiter cet espace pour dépasser certains soucis liés à la mobilité, le chômage,etc., mais aussi pour innover, via de nouvelles idées et de nouveaux projets».D’autres rencontres ont eu lieu, en décembre dernier à Biskra et Tizi Ouzou, ainsi qu’un autre le 1er janvier à Skikda. Des associations locales ont été mises à contribution, à l’image de YCDA (Biskra), Imazighen (Tizi Ouzou), ou encore Bariq 21(Skikda).

Selon les comptes-rendus d’Agir, l’intérêt des jeunes face à ces nouvelles perspectives est manifeste. La mobilité académique à travers les pays du Maghreb impliquera moins de tracasseries administratives, comme c’est le cas pour l’espace Shenghen.

Le projet 2521 n’exclut pas les enseignants et les chercheurs : «L’argument central est que les enseignants-chercheurs, de par leur capacité à influencer les cursus universitaires, sont en bonne position pour favoriser la mobilité estudiantine grâce à leur propre expérience en la matière.

De plus, la recherche est vue comme un moteur de coopération qui fonctionne très bien dans un milieu d’échanges et dont les retombées vont permettre aux étudiants d’apprendre à réfléchir au-delà de leurs perceptions nationales ouvrant leur esprit à leurs voisins du Maghreb. Un des axes de mobilité qui a été mis en évidence dans cette catégorie est le circuit des échanges de stages».Somme toute, Agir et ses partenaires tentent de réussir là où les politiques ont échoué.
 

Principaux chiffres de la mobilité africaine d’études

Pour 2013, l’Unesco a évalué à 373 303 le nombre d’étudiants africains en mobilité  internationale dans le cadre d’études diplômantes. Ce chiffre représente environ 10,5 % de la mobilité étudiante mondiale.

Le volume de ces étudiants a reculé de 10 % depuis 2011 (412 516 étudiants), tandis que la mobilité mondiale progressait de 2,6 %. En conséquence, le poids du continent africain dans la mobilité mondiale s’érode peu à peu (10,6 % en 2011 contre 13,7 % en 2003). Malgré ce fléchissement, avec un taux de mobilité de 3,5 %, l’Afrique subsaharienne enregistre encore un taux deux fois supérieure à la moyenne mondiale.

Ces statistiques de mobilité masquent toutefois des réalités très contrastées dans leurs fondements. La mobilité d’études peut être la résultante d’un profond souhait d’ouverture sur le monde, pour d’autres, elle est surtout une nécessité lorsque ces études ont pour but d’ouvrir une solution d’emploi à l’étranger faute de débouchés dans le pays d’origine, pour d’autres encore elle peut être une contrainte, en l’absence dans le pays de solutions d’études adaptées aux ambitions de l’étudiant.

Dans les cas extrêmes (ex : Somalie, Erythrée, Rwanda), ces études à l’étranger peuvent représenter une solution de fuite face à une grave crise économique, alimentaire, un conflit armé ou une guerre civile, afin de continuer une formation.

Ces événements contextuels, parfois soudains, expliquent les fortes variations de mobilité enregistrées dans certains pays.
Enfin, le développement d’une offre d’enseignement dans un contexte religieux recherché entraîne une augmentation de la mobilité de certains pays africains vers les pays du Moyen-Orient et la Malaisie.

(Source : Campus France 2016)

Naïma Djekhar
 
 
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