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Cybersécurité

700 formateurs certifiés Cisco pour la formation professionnelle

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le 18.04.18 | 12h00 Réagissez

Le secteur de la formation professionnelle compte aujourd’hui plus de 700 formateurs certifiés Instructeurs Cisco.

Lors de l’ouverture des ateliers Cisco sur les technologies émergentes et la sécurité informatique (du 15 au 17 avril courant), le ministre Mohamed Mebarki a mis l’accent sur la volonté des pouvoirs publics de miser gros sur les technologies numériques et la protection des réseaux à travers surtout la formation d’une ressource humaine qualifiée et certifiée aux normes internationales.

Dans cette perspective, le secteur de la formation professionnelle a fait le choix de travailler en étroite relation avec les grandes firmes internationales dans ces domaines, à l’instar de Microsoft et de Cisco Systems, l’un des leaders mondiaux dans le domaine de la transformation numérique de l’IT et des réseaux.

Grâce à une convention de partenariat signée entre les deux parties (Cisco Systems et ministère de la Formation professionnelle) en 2002, un nombre important de personnes a bénéficié de formation de niveau international. «Aujourd’hui, le secteur compte plus de 700 formateurs certifiés Instructeurs Cisco (CCNA1 et CCNA2, CCNA Discovery et CCNA Exploration et CCNA Sécurité). Egalement, le nombre de certifications suivies s’élève à près de 24 000 (plus exactement 23 993).

Nous sommes, par exemple à 2600 participants pour l’année 2017», révèle le ministre en précisant que cet acquis couvre une grande partie des besoins des entreprises en quête de ces qualifications et offre aux personnes certifiées de réelles perspectives d’évolution et de promotion professionnelles. Par ailleurs, «la convention a permis la création de 36 académies Cisco, à l’instar d’un ITC Instructor-Training Center, ou Centre de formation d’instructeur Cisco), réparties à travers le territoire national», se félicite encore M. Mebarki.

«Depuis 2006, ces académies ont permis non seulement le transfert de connaissances dans la partie réseaux (maintenance et installation), mais aussi d’asseoir tout un programme de formation ambitieux et innovant, qui vise principalement la mise à niveau de l’encadrement et l’amélioration de la performance pédagogique par rapport à des standards internationaux», poursuit-il.

Cette stratégie de partenariat a permis aussi d’entreprendre et de mettre en pratique plusieurs actions dans le domaine des réseaux et des systèmes par la certification des formateurs. Lors de ces ateliers organisés dans le nouvel institut de Bou Ismaïl, les différents intervenants ont mis l’accent sur l’importance et la complexité de la tâche qui incombent aux responsables et professionnels chargés d’assurer la sécurité des données numériques et de la protection des réseaux.

Avec le développement rapide des outils numériques et leur hégémonie, la sécurité informatique est un enjeu capital qui doit être pris en charge par les informaticiens formés et qualifiés, mais c’est un défi que doivent relever tous les secteurs. «Avec le développement de l’internet dans notre pays et le processus de modernisation de nos entreprises, il est clair que les hackers trouveront un terrain propice pour s’adonner à la piraterie.

Plus le taux d’infiltration est grand, plus les hackers redoublent d’attaques», met en garde le président du groupement «CyberSec» et expert en sécurité informatique, Abdelaziz Derdouri. Ce dernier affirme par ailleurs que l’Algérie est classée parmi les pays les plus infectés en virus informatiques. Il motivera cette information par le téléchargement et l’installation fréquents de logiciels et d’applications gratuits.

«D’ailleurs, les statistiques en Algérie font état, selon le conférencier, de l’infection par des virus de 30% des micro-ordinateurs. Aussi, 50% des intrusions dans les réseaux des entreprises algériennes sont internes (téléchargements, e-mails…). Dans le monde, 100 000 virus sont développés chaque jour, mais malheureusement l’on ne peut pas fabriquer autant d’antivirus.

«C’est une bataille perdue d’avance», poursuit-il. Très prolixe en informations, A. Derdouri énumère les différents types de cyberattaques : espionnage diplomatique, industriel, renseignements militaires et vol de données. Cette dernière agression représenterait d’ailleurs quelque 52% des cyberattaques.

Crimes des temps modernes, ces attaques en ligne sont devenues un business très lucratif qui représentait en 2011 l’ahurissante  bagatelle de 388 milliards de dollars dans 24 pays seulement. La délinquance numérique n’est plus cette petite forfaiture commise sur une Toile virtuelle, son danger est désormais réel, surtout lorsque l’attaque cible des réseaux stratégiques comme l’électricité, l’alimentation en eau, les réseaux de communication ou les sites d’hydrocarbures.

«Et lorsque l’on sait que nos secteurs sont interdépendants, on comprend mieux les risques de ces attaques via le Net. D’où l’appellation d’armes d’interruption massives», lance l’intervenant. De son côté, l’avocate en droit des affaires, Me Hind Benmiloud, incite les chefs d’entreprise à sécuriser leur patrimoine.

«Personne n’est à l’abri. Les petites comme les grandes entreprises algériennes dans tous les secteurs d’activités sont concernées et elles doivent toutes être dotées d’un système de prévention contre ce genre de crime économique», a-t-elle expliqué en préconisant l’installation d’un système de cybersécurité, l’adoption d’une charte informatique comprenant l’obligation de la confidentialité pour les employés à titre d’exemple.

Côté législation, l’avocate regrette que les textes actuels nés d’un dispositif légal et d’un programme national de lutte contre ce fléau de 2004 reste insuffisants. Elle dénoncera par ailleurs les lenteurs qui font que les offices de lutte mis en place par les textes en 2009 ne soient toujours pas installés.

En guise de solutions pour protéger les données numériques, les spécialistes plaident pour l’adaptation des lois et la création de centres d’alerte. Il est aussi recommandé d’organiser des exercices de simulation de cyberattaques. «Les enjeux de la cybersécurité sont énormes et le Web devient désormais un vrai champ de bataille dont il faut se prémunir», a conclu Abdelaziz Derdouri. Mais avant toutes ces options, la formation des ressources humaines qualifiées et compétentes reste la véritable clé de voûte de toute cette dynamique de sécurité.

Chose à laquelle le ministère de la Formation professionnelle déclare s’atteler. «L’accès de nos ressources humaines à des parcours reconnus universellement est un indicateur puissant de performance pour notre pays, et gagner la bataille du numérique et de la digitalisation est l’un de nos principaux défis.

Dans ce cadre, nous développons au niveau de nos établissements des formations à tous les niveaux en audiovisuel (en arts graphiques, en informatique), tels que l’administration de data centers, le développement d’applications multiplateformes, cloud et virtualisation ; (en télécommunication), l’installation de réseaux de télécommunication, le câblage et la maintenance de réseaux... 30 wilayas assurent également le programme Cisco Networking académies», fait valoir Mohamed Mebarki.

Fatma-Zohra Foudil
 

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