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10 plantes pour respirer un air sain chez soi

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le 11.08.17 | 12h00 Réagissez

 
	Le ficus : Il absorbe principalement le formaldéhyde, le xylène et l’ammoniac présents dans les détergents. Il agit sur la fumée de cigarette, les désodorisants ou encore les vernis.
Le ficus : Il absorbe principalement le formaldéhyde, le...

Bois stratifié, encres, peinture, désodorisants, produits ménagers, colles, fumée des cigarettes…

Ce n’est plus secret : beaucoup de produits et matériaux utilisés chez soi sont des polluants et empoisonnent la vie au quotidien. Pour y remédier, une seule astuce est approuvée : adopter les plantes dépolluantes. El Watan Week-end vous fait découvrir un peu plus ces plantes miraculeuses.

Elles dépolluent et humidifient l’air, absorbent les mauvaises odeurs, décomposent les substances toxiques et absorbent les agents polluants. Outre le fait qu’elles embellissent l’intérieur et diminuent le stress, certaines plantes, dites dépolluantes, contribuent à purifier l’entourage et assainir les intérieurs. Dr Mourad Ahmim, expert de l’environnement, assure que toute espèce végétale faisant de la photosynthèse sont des plantes dépolluantes, car elles consomment du CO2 et rejettent de l’oxygène.

Expliquant que la photosynthèse est le processus par lequel les végétaux, en présence de lumière, fabriquent leur nourriture et produisent leurs réserves d’énergie. La chlorophylle capte l’énergie lumineuse et l’utilise pour former des glucides (sucres) à partir de gaz carbonique (CO2) et d’eau. Cette réaction produit aussi de l’oxygène qui est rejeté dans l’atmosphère.

«Il existe aussi des plantes dépolluantes capables d’assainir l’air de nos intérieurs bien plus pollué qu’il n’y paraît, car l’intérieur de nos maisons et appartements est chargé de composants chimiques invisibles que la plupart des plantes sont capables d’absorber», ajoute l’expert. Selon lui, les principaux polluants captés dans ce contexte par ces plantes sont les composés organiques volatils tels que le formaldéhyde, le monoxyde de carbone, le toluène, le trichloréthylène ou le benzène qui sont des composés émis par une multitude de produits, comme les solvants des peintures, le mobilier, la cigarette, les cuisinières à gaz, le chauffage au bois, etc.

Parfums

Pour ce qui est du potentiel national, «l’Algérie compte un potentiel énorme en plantes dépolluantes. On peut citer par exemple le lierre, qui est une plante grimpante qui a une plus grande capacité d’absorption de l’octane et du trichloréthylène», affirme le docteur Ahmim. Ajoutant : «De nombreux autres espèces comptent parmi notre potentiel mais qui ont, pour la majorité, été introduites ou acclimatées, telles les chrysanthèmes, les dragonniers, le ficus qui est un arbre très répandu et planté partout dans les allées des boulevards de nos villes.»

Par ailleurs, selon Dr Sihem Tellah, maître de conférences au niveau du département de Productions végétales de l’Ecole nationale supérieure agronomique et chercheur affilié au laboratoire Amélioration intégrative des productions végétales (AIPV), les résultats d’une étude sur la biodiversité de la région méditerranéenne parue dans le journal des espèces menacées viennent renforcer le caractère exceptionnel de la biodiversité en Algérie.

Seulement, pour les auteurs de cette étude, «il est impératif de poursuivre le travail sur une connaissance plus approfondie de la flore, pour mieux cerner l’ensemble du patrimoine, mais également pour permettre aux chercheurs d’appliquer des critères de classement compatibles avec ceux en usage dans la communauté scientifique», explique l’experte.

Cependant, si le potentiel est présent, l’exploitation de ces plantes miraculeuses reste toujours timide. «Mis à part l’utilisation de certaines plantes d’ornement dans nos rues, on n’est pas encore arrivé au stade de l’exploitation des plantes dépolluantes», se désole Dr Ahmim.

Pourtant, selon Dr Sihem Tellah, les domaines d’application de ce potentiel sont nombreux. «Elles sont si performantes qu’elles suscitent l’intérêt grandissant des industriels. Les domaines d’application sont innombrables : biocosmétique, mais aussi parfums, industrie pharmaceutique, biopesticides, ou encore ces ‘‘molécules-clefs’’ dont l’industrie est friande, dont la plupart proviennent aujourd’hui des dérivés du pétrole», assure la spécialiste.

Santé

Côté bénéfices, l’Algérie gagnerait beaucoup de l’exploitation des plantes, notamment sur le plan sanitaire et économique. A cet effet, l’experte Siham Tellah donne son analyse : «Produire des molécules à haute valeur ajoutée tout en dépolluant des sols : la perspective, qui réconcilie industrie et écologie, a de quoi séduire.

En apportant le financement nécessaire pour développer à grande échelle la production de plantes dépolluantes, c’est l’industrie chimique elle-même qui tirera bientôt vers le haut toute la filière écologique. La dépollution deviendrait ainsi un projet économiquement viable. Une révolution des plantes dépolluantes.» La rejoint, sur ce point, Dr Mourad Ahmim. Pour lui, l’Algérie gagnerait énormément de cette exploitation, surtout sur le plan de la santé publique.

«Rien qu’en utilisant les plantes dépolluantes dans les anciens sites industriels contaminés, on gagnerait des assiettes foncières qui pourraient être utilisées pour divers objectifs. Nous avons en Algérie énormément de sites industriels qu’il faut décontaminer mais qui sont malheureusement abandonnés, ce qui est considéré comme des pertes sèches», conclut-il.

Ryma Maria Benyakoub
 
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