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Patrick Onolfo. Directeur commercial de Renault trucks Algérie

«On répondra avec plus de clarté pour le marché algérien»

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le 02.05.17 | 12h00 Réagissez

 
	Patrick Onolfo
Patrick Onolfo


- Pouvez-vous nous parler un peu de votre début sur le marché algérien ?

Durant la période où je suis arrivé, en 2013, le marché algérien était l’un des premiers pour Renault Trucks. En revanche, il a connu quelques difficultés après le début de l’année 2015, avec la mise en place des nouveaux cahiers des charges. C’est un marché en devenir, c’est évident. C’est un marché tout neuf pour la distribution de véhicules, mais aussi pour le transport, car l’un ne va pas sans l’autre. C’est un marché qui se développe très vite. Forcément, il connaît un front suite aux difficultés que tout le monde vit aujourd’hui, mais c’est un marché en devenir. Je pense qu’il y a beaucoup de choses à faire.

- A combien estimez-vous le parc de camions en Algérie et quels sont les besoins, selon vous ?

C’est difficile de répondre à une telle question. C’est un parc un peu vieux. Si l’on analyse les retours de la part de certains utilisateurs, ce sont des rotations et des tensions qui sont à peu près de huit ans, ce qui est un cycle assez long pour le matériel de transport. Je parle des tracteurs rouliers. Je pense qu’on doit descendre à des tours de rotation qui doivent être de 5 à 6 ans. C’est intéressant pour tout le monde parce que les véhicules évoluent aussi en termes de sécurité et de technologie. Plus le parc de véhicules roulant sera récent, plus la sécurité sera développée sur certains types de véhicules.

- En parlant d’un marché en devenir, vous l’estimez à combien ?

Aujourd’hui, sur un marché de plus 16 tonnes, on est à peu près sur un marché de plus de 10 000 véhicules. La demande est toujours forte en Algérie. Il y a beaucoup de choses qui se développent dans la construction et le transport. Le pays est vaste, il faut desservir toutes les villes, ce qui nécessite des moyens de transport.

Est-ce qu’il va être multiplié par deux, je n’en ai absolument aucune idée, en revanche, le marché est plus demandeur. On est limités par les contraintes des importations, mais demain, avec l’industrialisation, on répondra avec plus de clarté. En somme, c’est un marché qui n’est pas arrivé à saturation.

- Parlant de stratégie, sur quel aspect Renault Trucks Algérie compte-t-il justement se baser pour essayer d’occuper toujours les premières places sur le marché ?

Le développement des clients se fait également avec un accompagnement par son fournisseur. Donc, on développe un certain nombre de services qui aident au développement avec les différends transporteurs. En l’occurrence, on peut parler de formation de chauffeurs, de l’après-vente avec les différents services, mais aussi de la géolocalisation. Je ne peux toutefois définir exactement le temps, c’est-à-dire si ce sera à court ou à moyen terme.

Je pense que dans les années à venir, il y aura un regroupement de transporteurs qui vont créer des bourses de fret pour qu’un camion ne rentre plus à vide, parce que ça rentabilise l’outil. On voit aussi d’autres axes de développement qui sont, par exemple, le ramassage d’ordures ménagères. C’est quelque chose qui va être consommateur de beaucoup de véhicules porteurs. On va avoir peut-être un petit transfert des porteurs sur des tracteurs.

La stratégie à très court terme, c’est le camion, certes, mais aussi ce qui va avec  : la pièce, le service, la réparation, la formation. Sur ces créneaux, les clients sont demandeurs. Ce qu’on note aussi, c’est qu’il y a beaucoup de clients qui sont des transporteurs privés, qui peuvent à moyen terme s’orienter sur leur activité principale, des professionnels de la logistique (le stockage, la ponctualité, la sécurité du transport)

- Mais, concrètement, comment faites-vous pour déterminer vos besoins ?

L’étude du marché n’est pas une simple affaire, car il faut avoir des données. Le plus facile, c’est le tracteur, mais en revanche, un camion ce n’est pas forcément un tracteur. Ça peut être une citerne, un frigo ou une multitude d’outils. Difficile de déterminer un nombre, mais effectivement, il y a des niches et à l’avenir ça sera plutôt des secteurs et des créneaux qui seront en devenir.

Rabah Beldjenna
 
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