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Peugeot-Citroën production Algérie

L’expertise de Vigo au profit de l’usine d’Oran

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le 27.02.18 | 12h00 Réagissez

L’expertise de Vigo au profit de l’usine d’Oran

Le vice-président de la direction industrielle et directeur du projet Peugeot Citroën Production (PCPA) en Algérie, Hamid Mezaïb, a dévoilé les grandes lignes de la future usine PSA à Oran, dont le lancement des travaux est prévu pour le mois d’avril 2018.

Ainsi, la future usine PSA (Peugeot Citroën), domiciliée à Oran, est engagée dans le PSA Excellence System, un système qui décrit les enjeux et les objectifs majeurs en matière de qualité des pièces et des services afin d’offrir aux différents acteurs des produits aux normes du groupe et aux standards internationaux.

«C’est notre système d’excellence qu’on va reproduire à Oran», a en effet affirmé Hamid Mezaïb lors de la présentation du projet industriel Algérie (PIA), mardi dernier, au siège de Peugeot Algérie. Ceci, d’autant plus que, a-t-il enchaîné, «la création de PSA Académie durant l’année en cours sur notre site permettra d’assurer une formation de qualité et de la compétence dans les différents métiers de l’automobile.»

Cela étant, avant d’aborder ces quelques axes de l’usine, Hamid Mezaïb a jugé utile d’évoquer sa riche expérience au sein du groupe PSA depuis une vingtaine d’années. C’est dans la direction de recherche, à Paris, qu’il débute chez PSA en tant que jeune ingénieur avant d’aller en Argentine et en Angleterre pour prendre la direction de la peinture. Après un bref passage par Prague (Colin), il intégrera l’usine Vigo (Espagne) où il a pris la direction de la peinture pendant six ans, puis le Portugal, avant de prendre la direction de l’usine d’Oran.

Et, semble-t-il, c’est l’expertise de PSA pour le complexe industriel de Vigo — qui est historiquement le plus important du constructeur français —, et son capital expérience qu’il compte mettre au profit de la future usine d’Oran.

Et à ce titre, Hamid Mezaïb s’est dit convaincu que PSA mettra en place tous «les dispositifs» pour faire aboutir ce projet rapidement et dans le respect des normes et des standards internationaux. «On veut aller vite», a-t-il dit, en mettant l’accent à chaque fois sur «le transfert du savoir-faire, le développement de la compétence, le transfert de technologies et le développement d’un tissu avec la valeur locale». Pour atteindre cet objectif, selon Hamid Mezaïb, «un comité de pilotage, qui a été installé, se réunit souvent à la wilaya d’Oran pour le suivi de toutes les étapes pour la réalisation de cette usine».

Par ailleurs, PSA s’emploie déjà à mettre en place un réseau de fournisseurs locaux et des équipementiers pour créer un écosystème afin d’élever progressivement le taux d’intégration et se conformer à la réglementation en vigueur. «Nous aurons des Algériens et des Français. Un planning a été mis en place», a-t-il révélé. Et d’ajouter : «Les fournisseurs vont venir de manière échelonnée.

On a déjà commencé les discussions avec une dizaine d’entre eux. On vient avec nos fournisseurs, mais au-delà de la production nationale, on veut créer ce modèle performant pour l’export», a-t-il indiqué. Aux yeux du conférencier, «celui qui fait de l’industrie automobile et n’a pas la chaîne de valeur qui fait sa performance n’a rien compris».

«On a tous les ingrédients pour créer cette filière automobile et on passera du SKD au CKD très rapidement et on intégrera toutes les chaînes de valeur pour encourager les fournisseurs et les équipementiers à s’installer et à produire», a-t-il encore indiqué. Néanmoins, a-t-il précisé, l’objectif immédiat est de clustériser tout l’écosystème, de développer un réseau puissant de fournisseurs et de créer des valeurs auxiliaires à même d’offrir de l’ingénierie, de la logistique, et des centres de technologie.

Convention en juin pour les pièces à intégrer

Et Hamid Mezaïb a annoncé, dans ce cadre, que PSA signera, vers la fin du mois de juin prochain, une convention entre les fournisseurs sur les pièces à intégrer dans le projet. Dès sa mise en service, prévue au courant du premier semestre 2019, l’usine d’Oran intégrera un certain nombre de pièces et de composants, fournis par les sous-traitants locaux, comme les sièges, les réservoirs, les échappements et la planche de bord. Ensuite, dans la deuxième étape, «si nous travaillons de manière structurée, nous irons vers la digitalisation, c’est-à-dire vers une usine 4.0», a expliqué M. Mezaïb.

Et selon ce cadre supérieur du groupe PSA, 80% des pièces proviendront des fournisseurs de PSA. «Nous avons la chance de nous implanter dans un écosystème favorable, c’est-à-dire près du port, de l’autoroute Est-Ouest, du rail et près de nos concurrents et de nos fournisseurs», a-t-il précisé. Dans cette étape, appelée «IL intermédiaire» qui débutera à partir de 2020, il est prévu l’intégration de nouveaux éléments, tels que les sièges (injection, découpe et couture des coiffes), faisceaux, batteries (premier fournisseur 100% local) et les fluides.

Dans l’étape suivante (IL profonde), il est question de rajout dans le lot des fournitures locales, notamment des tapis de sol et de coiffe, des insonorisations, garnissage pavillon, pare-brise et vitres latéraux, pare-choc avant et arrière, joints d’étanchéité, réservoirs, ébénisterie, GMV, etc.

A noter qu’en parallèle de la construction de l’usine, le groupe PSA mettra en place un dispositif pour une activité d’assemblage en SKD qui lui permettra de préparer la formation de la ressource humaine et de produire avant la fin de l’année 2018 quelques modèles de sa gamme.

Rabah Beldjenna
 
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