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Exposition. Architectures en terre contemporaines

Béton vs adobe

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le 05.05.18 | 12h00 Réagissez

Poursuivant sa tournée internationale qui l’a menée en 2007 et 2008, en plusieurs villes d’Allemagne, Autriche, Belgique, Chine, France, Italie, Liechtenstein et Suisse, l’exposition «Architecture en terre d’aujourd’hui» revient en Algérie pour la deuxième année consécutive.

Elle a été montrée à la faveur de la 6e édition du Festival culturel international de promotion des architectures de terre, «Archi’Terre», qui s’est tenue dans le cadre de Batimatec, le Salon international d’Alger consacré au bâtiment, matériaux de construction et travaux publics (22-26 avril 2018, Palais des Expositions). Agissant en tant que sponsor, Batimatec a donc hébergé le festival, ce qui a permis à ce dernier de coïncider également avec le Mois du Patrimoine.

L’exposition a d’ailleurs été inaugurée conjointement par le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville et le ministre de la Culture, illustrant ainsi la double dimension des architectures en terre : celle d’un patrimoine millénaire à préserver et à promouvoir, et celle d’une pratique de construction maintenant considérée dans le monde comme un élément de l’architecture contemporaine. Et, du passé au présent, ce type d’architecture a confirmé ses qualités constructives, économiques, écologiques et, ce qui ne gâche rien, esthétiques.

L’insertion du Festival «Archi’Terre» dans Batimatec s’est traduite par diverses activités d’information et de sensibilisation des professionnels du bâtiment et des étudiants en architecture sous forme de conférences, démonstrations, ateliers d’initiation, etc. L’exposition a constitué en quelque sorte le clou de cette présence. Portée par le Centre algérien du patrimoine culturel bâti en terre, «Capterre», dont le siège est à Timimoune et qui est dirigé par l’architecte Yasmine Terki, elle met en valeur les quarante bâtiments finalistes du Terra Award, le premier Prix mondial des architectures contemporaines en terre crue soutenu par l’Unesco. Cette distinction a été créée en février 2015 par plusieurs institutions d’enseignement et de recherche, acteurs éminents de cette démarche, dont le fameux «CRAterre» de Grenoble.

Sélectionnés parmi 357 candidatures issues de 67 pays, les projets des quarante finalistes du prix montrent de manière remarquable les possibilités insoupçonnées de l’architecture en terre. De quoi remettre en cause tous les préjugés à son encontre qui la qualifient souvent d’architecture de la pauvreté. Dans leur présentation, les organisateurs de l’exposition ne s’attardent même pas à les contredire.

Pièces à l’appui, ils vont plus loin et affirment : «Et si la terre crue constituait l’avenir de l’architecture contemporaine ? Présentée comme une solution performante pour ses vertus techniques, esthétiques, écologiques et constructives, la terre crue connaît un regain de popularité auprès des architectes et des artisans.» Ils parlent ici du reste du monde car en Algérie, alors que l’on dispose d’un patrimoine inouï en la matière, admiré partout, le retard est évident. L’exposition va poursuivre sa tournée en Algérie. Espérons qu’elle puisse convaincre les décideurs, les professionnels et les citoyens que l’architecture en terre est aussi une architecture «rentable». Pas négligeable par temps de crise.

Ameziane Ferhani
 
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