Edito
 

Une victoire, en attendant…

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le 30.10.17 | 12h00 Réagissez


Après des semaines de tractations, de magouilles et de pressions en tout genre, la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a gagné une nouvelle bataille symbolique dans le concert des nations. Le Sommet de Union africaine-Union européenne, qui aura lieu en novembre à Abidjan, en Côte d’Ivoire, ne se déroulera pas sans les Sahraouis, comme l’avait souhaité le Maroc. Une victoire diplomatique pour ce peuple qui lutte depuis plus de 40 ans pour avoir le simple droit de prétendre à l’autodétermination. Un droit qui lui est pourtant reconnu par la communauté internationale à travers le Conseil de sécurité des Nations unies.

Il est vrai que pour arriver à cette conclusion, l’Union africaine a dû puiser dans ses textes fondateurs qui énoncent notamment l’interdiction d’exclure un membre fondateur ; une qualité dont jouit la RASD. Ce sont les textes régissant cet ensemble panafricain, notamment la Charte de l’Union africaine, qui constituent aujourd’hui un véritable parapluie qui protège les pays vulnérables tels que le Sahara occidental. C’est également cette charte qui constitue une digue de protection contre des pays aux visées expansionnistes, comme le Maroc, qui vient ainsi de comprendre que le forcing exercé sur les membres de l’Union africaine pour intégrer cet ensemble continental n’aboutira pas à l’objectif tracé par les dirigeants de ce pays, à savoir l’exclusion de la RASD.

Le sommet d’Abidjan pourra donc se consacrer aux thèmes essentiels que sont l’émigration clandestine, les subventions que les Européens doivent apporter aux pays du Sud pour les aider à se développer et surtout l’épineuse question des libertés des peuples de la région. Une liberté dont est dépourvu le peuple sahraoui.

En dehors de ces nobles combats et messages, l’Union africaine n’a pas trop changé de son ancêtre, l’Organisation de l’unité africaine –OUA. Elle reste une administration qui regroupe des pays qui comptent parmi les plus pauvres de la planète. Des pays pauvres économiquement, mais également sur le plan politique et culturel. C’est en effet dans ce continent que subsistent encore des dictateurs qui relèvent d’un autre temps. C’est dans ce «berceau de l’humanité» que s’exercent encore les pires exploitations des hommes. C’est également dans le continent noir que survit encore l’une des rares colonies dans le monde, à savoir le Sahara occidental.
Mais au-delà des questions protocolaires, ce sommet d'Abidjan ne traitera certainement pas cette question de décolonisation. Ce sera un rendez-vous où seront consignées de belles décisions qui ne seront peut-être jamais concrétisées.

Ali Boukhlef
 
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