Edito
 

Un lourd silence

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le 26.08.17 | 12h00 Réagissez


Des organisations internationales ont abordé dernièrement le dossier palestinien, se penchant davantage sur les aspects liés à cette politique d’occupation allant jusqu’à nier l’existence d’un peuple.

Toutefois, et les Israéliens s’en rendent compte eux-mêmes les premiers, il ne s’agit pas de le vouloir pour que cela devienne réalité. Le refus du peuple palestinien d’abdiquer a permis justement de déjouer tous les plans. Il refuse de se renier et sa lutte porte sur l’étendue de son histoire, de son patrimoine et de ses droits nationaux. C’est bien la politique d’occupation israélienne qui exproprie les Palestiniens, les expulse des territoires ainsi annexés et les traite comme des apatrides qui a toujours été dénoncée. Pour la seule ville d’El Qods, on apprend qu'Israël a depuis 1967 déchu des milliers de Palestiniens de leur droit de vivre sur la terre de leurs ancêtres.

C'est-à-dire qu’ils sont nés palestiniens, de parents et d’ancêtres palestiniens, jusqu’au jour où un occupant en a fait plus que des étrangers, ceux qui viennent de nulle part et n’ont pas où aller. Des milliers de Palestiniens qui n’ont plus aucune liberté de mouvement pour qui il sera impossible de travailler, de se rendre à l'étranger de peur de ne pouvoir revenir, même s’ils rendent visite à leurs proches en Cisjordanie ou s’y installent pour un temps, ou d'obtenir des certificats de naissance pour leurs enfants pourtant nés dans la ville où eux-mêmes sont ont vu le jour. Et là, il s’agit clairement de substituer une population à une autre en cherchant à limiter la croissance démographique palestinienne. Un crime de guerre ne manque-t-on pas de relever. Et de se demander dans le même temps ce que le monde fait pour empêcher justement de telles politiques et faire face à l’injustice.
Le monde est pourtant outillé avec ces fameuses conventions internationales sur les lois de la guerre, et toutes les résolutions de l’ONU ont frappé de nullité la politique israélienne d’occupation, faisant par conséquent d’El Qods un territoire occupé. L’ONU d’ailleurs, et il faut bien l’admettre même si cela n’est pas suffisant, ne manque pas de rappeler ses résolutions, et dans le même temps à ses membres, les textes qu’ils ont eux-mêmes adoptés. Autant de rappels qui permettent de penser que l’ensemble de la population palestinienne est couvert par la 4e Convention de Genève sur la protection des populations civiles en zones de conflit, et la Palestine en est une. «L'expulsion ou le transfert forcé d'une partie quelconque de la population d'un territoire occupé peut revenir à un crime de guerre», relevant de la CPI (Cour pénale internationale), ne manque-t-on pas ainsi de souligner. Qu’attend donc le monde pour appliquer ses propres lois ?

Mohammed Larbi
 
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