Edito
 

Un bien trop précieux

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le 07.08.17 | 12h00 Réagissez


Cela s’est passé dans un zoo, où la naissance d’un panda est présentée comme un événement majeur puisque, apprend-on, le fait est rare, l’animal ne quittant qu’exceptionnellement son pays d’origine. Il s’agit de la Chine qui accepte de le prêter à un pays étranger et ne le vend en aucun cas. Et pour que cela soit réalisable, c’est le chef de l’Etat du pays d’accueil qui doit le demander à son homologue chinois. Toute une procédure afin de préserver un patrimoine, alors que beaucoup retiendront surtout le côté scientifique. Mais le monde en retiendra les deux.

La reproduction des pandas était-elle réellement possible hors de Chine, se demandait-on parfois ? La réponse est bien là et elle constitue un palier supplémentaire dans la recherche scientifique qui constitue encore et toujours le référent majeur, sinon unique du développement des nations.

C’est là une différence considérable entre nations, devenant du coup un moyen de domination. Des pays y ont consacré des moyens tout aussi conséquents en tout cas afin de franchir ce rapport et le maîtriser, et l’on sait où mène le progrès scientifique. Il ne fait pas que le bonheur des nations, mais nul n’en conteste aussi bien la vigueur que la validité dans les rapports internationaux tels qu’ils ont toujours existé. C’est bien la marque du progrès, et c’est aussi le symbole de la force prise dans son sens le plus large, puisqu’il intègre ou, plus précisément, sert davantage dans les rapports actuels.

C’est à ce prix que des pays occupent des positions dominantes, tentant même d’en restreindre l’accès à coups de brevets et leur accessibilité, ou que le cercle en question soit élargi, ce qui revient au même. Cela est visible dans la recherche médicale, et de manière encore plus évidente dans la conquête de l’espace. Il est vrai que des pays se donnent d’autres moyens comme les armes, puisque la science y conduit, mais ils sont bien plus nombreux ceux qui en ont fait un moyen de leur développement.

Il a été bien longtemps, pour ne pas dire uniquement, question de ce qui vient des pays développés, mais depuis une vingtaine d’années, le rapport, sans qu’il soit totalement inversé, à supposer que ce soit là l’objectif recherché, a été modifié de l’engagement en ce sens de certains qualifiés d’ailleurs et fort justement d’émergents. Pas le moindre domaine n’est négligé, d’autant plus que la demande est forte, et que le coût serait encore plus élevé si l’étranger demeurait l’unique recours.

C’est aussi une question d’indépendance, ou de fin d’un monopole jamais déclaré. Cela apparaît dans certains débats forcément polémiques, puisqu’ils portent sur l’accès au progrès de la science, elle-même ne pouvant se faire sans moyens souvent considérables. Des nations ont donc émergé, mais il s’agit principalement de progrès techniques et scientifiques, dont les résultats deviennent accessibles au plus grand nombre. Tant mieux alors pour l’humanité, elle vient en effet de franchir de nouveaux paliers.
 

Mohammed Larbi
 
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