Edito
 

Tragédie palestinienne

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le 18.06.17 | 12h00 Réagissez


Il était temps que cela soit dit par une ONG occidentale, et quelques mots ont suffi à cette dernière pour remettre les choses à leur place. Il s’agit d'Amnesty International (AI) qui s’est penchée dernièrement sur les conditions faites aux Palestiniens par l’occupant israélien et ce que beaucoup considéreraient comme un double discours, et une certaine complaisance au plan international. Tout, à vrai dire, a déjà été dit et consigné dans des comptes rendus officiels, mais AI en a tiré les conclusions dans son rapport à travers lequel elle a appelé la communauté internationale à interdire l’importation des produits en provenance des colonies israéliennes pour «mettre fin à un demi-siècle de violation des droits fondamentaux des Palestiniens».

Ou encore que «pendant que l’économie palestinienne est paralysée par 50 ans de politiques abusives, une entreprise prospère de colonisation rapportant des millions de dollars s’est construite à partir de l’oppression systématique de la population palestinienne». Tout est illégal au regard du droit international, ce business est en soi une reconnaissance et un appui à la politique israélienne d'occupation des territoires palestiniens et arabes. C’est ensuite un financement des colonies israéliennes. Cela sans parler des projets d’infrastructure réalisés par des firmes étrangères dans les territoires occupés. Ainsi en a-t-il été il y a quelques années déjà de cette ligne de tramway reliant les deux secteurs d’El Qods. Pas le moindre rappel à l’ordre, malgré l’indignation que de telles actions ne manquent pas de susciter. Cette fois, Amnesty a été plus loin, mais sans le moindre excès, en rappelant que «le monde reste silencieux depuis des décennies pendant qu'Israël détruit les habitations des Palestiniens et pille leurs terres et leurs ressources naturelles et en tire profit». L’on parle de justice et l’on s’étonne des conséquences de cette injustice, et jusqu’où peut mener le désespoir.

Ce n’est pourtant plus un débat restreint, des hommes politiques, notamment de pays occidentaux, ayant reconnu une telle évidence et souligné l’urgence d’un règlement de la crise du Proche-Orient. Beaucoup disent et même ouvertement que cette situation pourrait s’avérer dangereuse. De simples discours et des constats sans suite, puisqu'Israël étend sa colonisation des territoires palestiniens dans un silence total. L’on a entendu certains parler de «croissance naturelle» des colonies. Une autre aberration après celle qui consiste à enfermer les Palestiniens dans un espace verrouillé en vue d’un règlement qui leur serait imposé, à leur faire accepter une telle situation, et les amener à renoncer à l’Etat qu’ils revendiquent tel que reconnu par les instances internationales. Il a fallu à leurs dirigeants qu’ils s’opposent à de telles manœuvres et envisagent d’autres voies, toujours pacifiques, pour que le black-out soit imposé sur la question palestinienne. Plus de sourire crispé et de tape sur l’épaule. Il était temps.

Mohammed Larbi
 
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