Edito
 

Routine

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le 28.08.17 | 12h00 Réagissez


Passée la crise au sommet de l’Etat, qui s’est soldée par le départ de Abdelmadjid Tebboune, comme un orage d’été, la routine est de retour. La nomination d’Ahmed Ouyahia devait sans doute servir à calmer les esprits, après le bras de fer qui a opposé l’ex-Premier ministre et des représentants des partenaires sociaux, en l’occurrence Ali Haddad, le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), et le secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd.

Le «rappel à l’ordre» de la Présidence, intervenu juste après la désignation du secrétaire général du RND à la tête du gouvernement, laisse supposer que l’Exécutif allait se mettre à la tâche au plus vite en ouvrant de «grands chantiers». La rencontre tripartite avec pour seul changement la personnalité d’Ahmed Ouyahia devait, quant à elle, servir à arrondir les angles avant la réunion prévue de longue date pour le 23 septembre. Comme il fallait s’y attendre, celle-ci ne pouvait qu’être reportée à une date ultérieure indéterminée, car comme on le devine, d’un côté, celui des «partenaires sociaux» comme de l’autre, celui du gouvernement, aucune des parties n’y est préparée. Les premiers s’étant épuisés à en découdre avec le gouvernement précédent durant les premières semaines de l’été, tandis que le nouveau locataire du Palais du gouvernement est lui confronté aux priorités de la rentrée sociale, celle du Parlement auquel il devra présenter son programme, sa feuille de route, sans compter la préparation de l’échéance incontournable des élections locales de novembre prochain et pour lesquelles le dépôt des candidatures a commencé samedi dernier. Et enfin, la future loi de finances 2018.

L’Exécutif dirigé par Ouyahia prend ainsi le train en marche, après que celui de son prédécesseur se soit épuisé dans des luttes d’appareils à l’issue desquelles le clan présidentiel semble pour l’instant avoir pris le dessus. Le plus dur pour le gouvernement actuel, au-delà des échéances prévues, sera de donner corps au programme qu’il devra présenter au Parlement. La grande difficulté consistera dans l’adéquation entre les besoins désormais incompressibles des citoyens et la raréfaction des moyens de paiement du fait de la baisse des prix des hydrocarbures, en d’autres termes des ressources financières du pays.
Mais pour l’instant, force est de constater que le gouvernement depuis sa nomination ne semble pas pressé dans cette course contre la montre, donnant ainsi l’impression qu’il s’agit pour lui avant tout de gérer les affaires courantes d’ici jusqu’à la fin de l’année plus qu’autre chose. Pas question encore de réformes économiques majeures ou de grandes restructurations, ni même de toucher aux fameux transferts sociaux à travers les différentes subventions. Il semble que, là aussi, les instructions venues «d’en haut» seraient de ne pas susciter d’autre(s) mécontentement(s) aux conséquences risquées pour le régime, surtout dans une conjoncture aussi difficile.
 

Reda Bekkat
 
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