Edito
 

Mystère sur la ville

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le 17.09.17 | 12h00 Réagissez


La gestion de la cité est loin de satisfaire aux missions qui lui sont dévolues. Les critiques à l’encontre des principaux acteurs censés instaurer les bons procédés dans la collectivité redoublent d’intensité à chaque rendez-vous raté. Et ce ne sont pas les occasions qui manquent pour prouver que rien n’a évolué dans l’administration de nos villes, y compris leur vitrine qui est la capitale. Des dates fatidiques se renouvellent à longueur du temps qui passe et prouvent à chaque passage que les enseignements ne sont pas mis à profit pour améliorer un tant soit peu les conditions de vie en communauté. La vie de tous les jours ponctuée par diverses fêtes religieuses met à nu une gestion approximative et sclérosée. Sinon, comment expliquer que des lacunes déjà vécues par le passé refont surface de manière si régulière, au point d’admettre que c’est planifié avec minutie ?

Ces dates repères imposent leur implacable logique à chaque occasion. Les prix grimpent sans aucune logique économique et retrouvent leur cours normal sans la moindre intervention de qui que ce soit, si ce n’est l’humeur du jour du commerçant ! Et c’est ce même commerçant qui décide de l’ambiance à accorder à la ville des jours durant, sans tenir compte des vœux des pouvoirs publics. Le citoyen qui se remet difficilement de ces jours d’allégresse se retrouve encore piégé par son propre comportement. Les transports se raréfient, les commerces ferment pour longtemps et la capitale, déjà en berne, sombre davantage pour prendre l’allure d’une ville morte.
Les dispositions prises par les gestionnaires à tous les niveaux restent des slogans ressassés avant chaque événement. Leur violation n’a jamais été suivie de sanction capable d’imposer la discipline dans le service public et le respect des directives annoncées pour mieux contrôler l’activité en temps réel .

La peur d’affronter le commerçant demeure une énigme que les autorités entretiennent depuis fort longtemps. C’est grâce à cette complaisance qu’un secteur parallèle et informel a pu se développer et se fortifier au point de devenir le seul détenteur de la paix sociale.
Pour l’heure, et histoire d’être à la page, à chaque fois il est fait mention des projets qui feront de la capitale, débarrassée de ses bidonvilles, une ville aux infrastructures modernes. Mais fera-t-on aussi d’elle une cité où il fera bon vivre ?

Ali Guissem
 
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